Vendredi 26 novembre, un grand évènement a eu lieu au sein du centre pénitentiaire Mandrosoa-Anosiala:

La journée de présentation des Activités de Grandir Dignement.
Les Autorités, les associations travaillant dans le milieu carcéral ou de l’éducation ont été conviés à cette matinée.
Ce fut l’occasion pour tous (Grandir Dignement, jeunes et adultes du centres) de présenter le travail effectué au centre et d’échanger avec nos collaborateurs.
Après quelques discours qui nous ont permis d’expliquer le pourquoi de nos actions, nous avons diffusé un petit clip vidéo de 5mn que vous pourrez  bientôt visionner en direct. Cela a beaucoup plût, notamment aux jeunes qui se sont sentis valorisés et investis.
Puis, les invités se sont divisés en plusieurs groupes afin d’effectuer une « porte ouverte ». Les jeunes de la formation professionnelle ont effectué des démonstrations dans leurs ateliers respectifs. Certains ont fait les guides. Les invités de langue française comme ceux de langue malgache ont pu donc faire le tour de nos activités accompagnés d’un jeune guide.
Là aussi, les jeunes furent fier de « se montrer »…
Ensuite, un cocktail pour les adultes et un bon goûter pour les jeunes ont clôturé cette matinée.
Nous remercions vivement:
 L’administration pénitentiaire,
Tous les associations ou ONG qui ont assistés à cette journée,
les jeunes de centre
et, vous tous, bienfaiteurs et collaborateurs sans qui rien ne pourrait se faire!!!!

Mardi dernier ont débuté les cérémonies de la semaine des Droits de l’Enfant. Pour cette occasion, la PFSCE (plate forme société civile pour l’enfance), dont « Grandir Dignement » fait partie, a organisé une exposition intitulé « solidarité autour des Droits de l’Enfant ».
Cette exposition fut suivie d’une conférence où sont intervenus Père Claudio (salésien de Don Bosco) ainsi qu’un haut responsable du ministère de la population. Ce fut l’occasion d’évoquer et de débattre autour des problèmes de société telles que l’exode rural, la perte de repères culturels et familiales chez les jeunes ou les problèmes d’éducation.
Un point très intéressant qui a été évoqué est le fait que nombre d’enfants issus de milieux défavorisés ont le rêve de la richesse, d’une « vie magnifique » surtout lorsqu’il côtoient les richesses de certains. Les différences entre les plus pauvres et les plus riches sont telles à Madagascar, que la tentation pour des ados de s’enrichir par des moyens illicites est grande!

Voici en image un résumé de l’exposition:

« NON » au travail des enfants!!
« NON » à la prostitution infantile

« NON » à la prostitution infantile

Les enfants ont le droit à un habit décent!
« NON à la violence envers les enfants »



Chers amis,

C’est avec grand plaisir que nous vous souhaitons la bienvenue sur ce nouveau site, qui nous l’espérons, vous donnera envie de suivre notre action en faveur de la promotion des Droits de l’Enfant à Madagascar.

Vous trouverez, comme auparavant, des articles qui vous permettrons de suivre l’avancée du projet au quotidien au sein du centre de rééducation pénitentiaire où nous œuvrons. Par ailleurs, vous pourrez aussi mieux découvrir notre association et nos valeurs.

Merci de nous soutenir dans notre volonté que chaque enfant, quelque soit son passé et l’endroit où il vit, puisse « grandir dignement ».

Bonne lecture
 
Hélène Muller
Présidente

« Toute enfant privé de liberté doit être traité avec l’humanité et avec le respect dû à la dignité humaine, et d’une manière tenant compte des besoins des personnes de son âge. » Art 37, convention relative aux Droits de l’Enfant

Depuis, 10 jours, il existe au centre une filière agriculture d’une capacité d’accueil de 30 jeunes.

Nous sommes très contents d’avoir réussi, grâce à votre soutient, à créer cette filière.

L’agriculture permettra aux jeunes d’avoir des légumes pour leur repas. Par ailleurs, ils auront désormais le choix entre l’enseignement général (sous la responsabilité de l’État), l’enseignement maçonnerie ou agriculture toutes deux mise en place par l’association Grandir Dignement.
Enfin, grâce à cette filière, tous les jeune seront désormais scolarisés. Et ce, même quand l’effectif totale des jeunes du centre augmente. En effet, en ce moment, l’effectif n’est pas trop élevé. Ainsi, il reste des places en agri et en maçonnerie.

Cependant, au cours de l’année, l’effectif total augmente toujours et les filières s’adapteront afin d’accueillir 30 jeunes chacune.

 

Comme vous le savez, le centre de rééducation pénitentiaire Mandrosoa-Anosiala ne possédait aucun puit.
Cela était un grand frein à l’hygiène et également à l’agriculture.
Ainsi, grâce à votre soutient, nous avons pu offrir ce mois-ci un beau puit à pompe pour le centre.

Voici les photos :

Enfin, nous sommes en ce moment en train de mettre en place la filière agriculture qui débutera d’ici quelque temps!!!!
Si la saison est bonne, les jeunes auront donc d’ici quelques semaines des légumes (loka) pour accompagner le riz. Espérons que cela favorisera la diminution de la mal-nutrition et des maladies!

Que vous connaissiez déjà bien le projet dont nous sommes responsables ou que vous le découvriez, nous vous remercions de votre intérêt et nous espérons que ce blog puisse vous permettre de mieux comprendre ce que nous faisons ici, à Madagascar, auprès des jeunes en difficultés.

Nous sommes un couple d’éducateur français. Après quelques expériences en France, nous avons décidé de vivre une expérience internationale et de partir en coopération. C’est ainsi que le 28 août 2008, nous sommes partis à Madagascar auprès des Salésiens de Don Bosco afin d’intervenir auprès de jeunes filles et garçons en grandes difficultés ainsi qu’auprès des adultes responsables de ces foyers pour leurs dispenser quelques formations (pédagogie, psychologie etc..). Les Salésiens de Don Bosco sont des religieux qui se consacrent à l’éducation des jeunes et surtout ceux en grandes difficultés. Pour nous ce fut l’occasion d’une première expérience de vie et de travail dans le milieu du développement durable. Nous avons appris à côtoyer une culture qui se révèle très différente de la notre, appris aussi à adapter notre posture professionnelle dans un pays où, même si un jeune reste un jeune, les problèmes sont parfois différents de ceux de la jeunesse française…

Cette première année fut pour nous, bien que parfois difficile, une merveilleuse expérience qui nous a poussé à continuer notre engagement à Madagascar.

Or, a la fin de cette première année, en juin 2008, les salésiens de Don Bosco nous ont fait visiter un centre de l’Etat. Ce centre accueille plus de 80 jeunes qui vivent dans des conditions extrêmes. Ces jeunes, souvent condamnés pour des peines plus ou moins longues, en attente de procès ou simplement abandonnés sont surveillés par des gardiens pénitenciers et n’ont que peu de prise en charge éducative. En les côtoyant, les Salésiens nous ont proposés de poursuivre notre travail à Madagascar afin de créer un projet; instaurer une présence éducative respectueuse des Droits de l’Enfant pour les jeunes de ce centre. C’est pourquoi, nous sommes restés Madagascar en tant que responsables de ce nouveau projet.

Afin d’être formé au poste de « responsable de projet » et afin de permettre la pérennité du projet, nous effectuons notre coopération avec la DCC (Délégation Catholique pour la Coopération). La DCC crée en 1976 à l’initiative de la Conférence des Évêques de France envoie chaque année plus de 300 volontaires pour intervenir en lien avec les églises et associations locales auprès des populations les plus démunis. Nous sommes ainsi revenus en France deux mois l’été dernier afin de nous former, de nous « poser » et de prendre un peu de recul sur notre action. Ce temps fut aussi l’occasion de présenter le projet et ainsi de mettre en place d’ores et déjà quelques collaborations.

«Voir un grand nombre de garçons tous en bonne santé, l’air robuste, l’air intelligent; les voir là, inoccupés, dévorés par la vermine, privés du pain spirituel et matériel me fit horreur».

Il visita plusieurs fois ces jeunes. Il parvient à connaître leur malheureuse histoire, leurs déchéance, la rage, qui petit à petit, les rendait féroces. Le délit le plus fréquent était le vol : à cause de la faim, du désir de quelque chose de plus que la nourriture insuffisante et aussi par rancune envers les riches qui exploitaient leur travail et les laissaient dans la misère. Ces jeunes étaient enfermés dans des cellules collectives où les pires d’entre eux devenaient les maîtres absolus.

Don Bosco fit ce constat en 1840 en visitant une prison à Turin. L’objectif d’un projet au sein du centre Anjanamasina est justement d’éviter que les jeunes ne soient comme ceux qu’a décrit Don Bosco. Accompagner le centre Mandrosoa afin qu’il soit un réel lieu d’éducation et de sociabilisation. Permettre a chaque jeune, quelque soit ses difficultés, de grandir dans une ambiance chaleureuse qui lui permettre de continuer son chemin.

C’est en collaboration avec les Salésiens de Don Bosco et la Directrice du centre que ce projet est né.