Mercredi 7 février nous étions au Sénat pour le petit déjeuner du collectif Cause majeur à l’occasion des 2 ans de la loi Taquet.

Cette loi vise à améliorer la situation des enfants protégés par l’aide sociale à l’enfance, notamment en prolongeant la prise en charge des jeunes majeurs jusqu’à 21 ans. Le collectif Cause majeur a ainsi permis à des jeunes de porter leurs voix et leurs recommandations devant l’assemblée présente, composée notamment de députés, sénateurs du président de la Seine St Denis.

Axel Coulot, engagé en service civique adapté avec GD et porteur du syndrome de Gilles de la Tourette, a courageusement pris la parole pour témoigner de son parcours en tant que jeune majeur.

On remercie beaucoup Axel pour son super travail de montage ! 

Ce samedi 9 septembre 2023, 2 salariées, 3 accompagnateurs et 2 jeunes de Grandir Dignement se sont rendus à la Comète dans la ville d’Hésingue pour assister et participer à l’événement « Les droits des enfants, c’est maintenant », un ensemble de conférences, débats et autres activités organisés par l’association Des Droits pour Grandir et La Comète. Nous avons pu y rencontrer Éric Delemar, actuel défenseur des enfants, Geneviève Avenard, ancienne défenseure des droits des enfants et Philip Jaffé, vice-président du Comité sur les droits de l’enfant de l’ONU (Organisation des Nations Unies).  

Ce comité réuni des experts en charge de vérifier la bonne application de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE) par les Etats qui l’ont ratifié dont la France qui a par ailleurs été auditionnée par le Comité cette année. 

A la question “la France prend elle bien soin de ses enfants ?” Les intervenants constatent qu’au regard de ce qu’il est possible de faire, les efforts réalisés sont insuffisants. Pour illustrer son propos, Philip Jaffé prend l’exemple de la scolarisation : en France, nous ne sommes pas capables de connaître précisément le nombre de jeunes déscolarisés et le défenseur des droits est de plus en plus sollicités sur ces thématiques. Au niveau mondial, le même constat amer, les enfants ne sont pas une priorité. Selon Éric Delemar, en dépit des droits qui leurs sont reconnus, les enfants ne sont pas considérés comme des sujets de droit mais comme des objets et restent ignorés des politiques publiques. 

Il est essentiel que les enfants réalisent qu’ils ont des droits et la capacité de les défendre mais aussi que les institutions se forment plus et surtout écoutent les enfants. En effet, culturellement la société a du mal à écouter les enfants. 

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L’événement solidaire 2023 de Grandir Dignement arrive !

Nous vous retrouverons le dimanche 1er octobre pour un repas festif à Grosbliederstroff (Moselle)

L’occasion d’allier solidarité et convivialité avec la compagnie FA SI LA DANSER !🕺🏻💃🏽 Votre participation sera d’un grand soutien aux actions de l’association en faveur des enfants incarcérés et en situation de vulnérabilité.

🚨Inscription jusqu’au 24 septembre : Bulletin d’inscription

Le 7 et 8 août 2023 nous avons accueilli Karim MOKHTARI dans le cadre de la journée Grand Témoin. Parrain de Grandir Dignement, il est également le directeur de l’association 100Murs qui intervient en milieu ouvert ou fermé auprès de jeunes en rupture ou de personnes détenues. 

Coup de projecteur sur cet homme hors du commun, au franc parlé et au parcours atypique. Formateur et expert Jeunesse sur la question de l’engagement service civique en France. 

Karim est venu à la rencontre des jeunes volontaires de Grandir Dignement témoigner avec émotion de son parcours de vie « sans limites » comme il le dit, un parcours de vie aux confrontations de la loi et au cadre judiciaire. Pèlerin libre et infatigable, Karim se rend dans les prisons, aux côtés de l’administration pénitentiaire, aux contacts directs avec les détenus afin de les sensibiliser au sens profond de leur peine et à croire en un nouvel horizon de vie. 

Karim a commencé sa feuille de route par la rencontre de quelques jeunes au quartier mineur de la Maison d’Arrêt à Metz. Chacun écoutait avec grande attention son récit, de la prison à son travail de responsable. Les échanges ont été directs et simples : « pour s’en sortir, il faut accepter l’aide des autres et se fixer des objectifs » confie Karim. Un leitmotive souvent entendu dans les discours des professionnels éducateurs qui accompagnent ces jeunes. 

A Nancy, devant un auditoire florissant de 15 jeunes, 5 facilitateurs et une dizaine de salariés, Karim est venu toucher les cœurs en déroulant, non sans pudeur, son histoire familiale, son passé institutionnel et l’enfer carcéral. « Son histoire est percutante » résume Léa, accompagnatrice volontaire.  En effet, nous sommes tous sans voix et aucun jeune ne regarde son portable ou ne s’agite par ennui.  Les mots de Karim sont des mots qui sonnent et qui résonnent : colère, violence, délinquance, respect, émotions, bienveillance et pardon. « C’est vrai ce qu’il dit, il a raison » confirme un jeune dont le parcours est quelque peu similaire. 

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Le 19 et 20 juillet dernier, Sikou Niakaté est venu à la rencontre de jeunes accompagnés par Grandir Dignement, d’abord en quartier des mineurs à l’établissement pénitentiaire de Metz Queuleu puis sur le site de notre antenne à Nancy.  

Réalisateur autodidacte, Sikou Niakaté a réalisé, avec la volonté d’être libre, son premier film documentaire « Dans le noir, les hommes pleurent » où il interroge les injonctions sociétales liées à la masculinité. Il met notamment en lumière le rapport au corps et aux émotions chez les hommes issus des quartiers moins favorisés. Neuf jeunes des trois antennes de Grandir Dignement et 3 jeunes du quartier des mineurs de Metz ont vu son film, ainsi que les éducateurs et 7 volontaires facilitateurs qui ensemble accompagnent les jeunes.  

Après la projection du film, Sikou Niakaté a lancé le débat en permettant aux jeunes de se livrer sur leur rapport aux émotions : les larmes, la relation au corps, la relation aux autres, la relation amoureuse. À cet instant, dans cette bulle d’intimité, les interactions se sont enchainées. Beaucoup ont exprimé leurs ressentis, chacune et chacun a participé à sa manière. De façon spontanée, un jeune s’exclame : « Faut être courageux pour se mettre à nu comme ça et parler de soi, c’est pas toujours facile. ». Pour les jeunes en quartier des mineurs, le mot « masculinité » demeurait encore assez indéfinissable. Mais après quelques échanges, ils se sont accordés à dire qu’un homme aussi ressent des émotions et qu’il peut les exprimer sans craindre les regards. En mot de conclusion, Sikou Niakaté a confié que l’expression de ses émotions l’avait libéré.  

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Ce mercredi 14 juin 2023, six jeunes SCA (Service Civique Adapté) et 6 facilitateurs des antennes de Metz, Strasbourg et Nancy ont rencontré Dominique Rolin, délégué du Défenseur des droits en Moselle. Il est intervenu dans le cadre de la consultation nationale portant sur le droit aux loisirs, au sport et à la culture. 

M. Rolin a d’abord pris le temps de définir ce qu’est un enfant et de présenter l’évolution des droits de l’enfant. Il a ensuite expliqué ce qu’est la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE) et détaillé les droits fondamentaux qu’elle contient. Parmi ces droits se trouve ainsi le droit à la culture, au sport et au loisir.  

Dans un second temps, le délégué du Défenseur des droits a présenté sa fonction, la loi qui établit ses compétences et les données chiffrées de 2022 (nombre de demandes, par qui est-il saisit et la nature de droits violés). Il a également présenté aux jeunes les acteurs vers lesquels se tourner en cas de besoin. 

La discussion s’est ensuite dirigée vers le choix du thème de cette année. Dominique Rolin a donc expliqué qu’avec l’arrivée des Jeux Olympique en France, les difficultés de l’accès au sport et à la culture ont été mises en avant. La consultation a donc été mise en place afin de réfléchir à des solutions.  

Les jeunes ont eu l’opportunité de participer à des ateliers de sensibilisations toute l’année sur cette thématique et se sont montrés impliqués et enthousiastes. Ils n’ont pas hésité à poser des questions à propos du métier de Défenseur des droits et de ses fonctions :  “Le défenseur des droits est bénévole ou est-il rémunéré ? ” ; “Le défenseur des droits peut-il intervenir s’il y a des discriminations dans le cadre du travail ?”  

Dominique Rolin a donc expliqué le fonctionnement un peu particulier de l’institution. En effet, lui-même est bénévole mais accompagné d’une équipe de juristes salariés. Si un droit n’est pas respecté, peu importe lequel, le défenseur des droits peut intervenir. 

Enfin, les participants ont partagé leurs propres réflexions sur les raisons de l’éloignement des jeunes de la culture. lls ont notamment souligné les difficultés existantes pour accéder à la culture et ont mis en avant les préjugés auxquels ils font face lorsqu’il s’agit de participer à des activités culturelles.  

Début juin, 3 jeunes volontaires en Service Civique Adapté, une volontaire facilitatrice ainsi que l’éducatrice spécialisée de l’antenne de Nancy se sont rendus pour une semaine au refuge solidaire de Briançon. Le refuge solidaire est une association créée en 2017 qui offre le gite, le couvert, des vêtements adaptés ainsi que des produits d’hygiène aux personnes exilés. Plus qu’un simple refuge, elle assure également un suivi médical et informe les exilés des droits dont ils disposent en France. L’objectif : proposer un espace pour se ressourcer et reprendre des forces l’espace de quelques jours. Une centaine de bénévoles s’investissent chaque jour au sein de différentes équipes afin de pourvoir, du mieux que possible, à l’ensemble des besoins des exilés.  

Dans ce concentré d’altruisme mêlant des femmes et des hommes de divers horizons, la notion de bénéficiaire s’efface pour laisser place à celle du partage.  

C’est dans ce cadre que les jeunes ont intégré l’équipe “repas”. En se retroussant les manches avec bonne humeur, ils ont participé à la confection des repas pour les 120 personnes accueillies au refuge.  

La semaine a été l’occasion de prendre conscience des conditions de vie et de la dureté du parcours migratoire pour des personnes qui quittent leur pays. L’opportunité de changer les regards sur l’immigration, de faire de belles rencontres et de prendre part à des temps de convivialité. Les moments passés au refuge solidaire ont été ponctués de sorties dans les environs. Une belle occasion de prendre du recul et de décompresser.  

Pour finir, parole aux jeunes : “Mon avis par rapport au voyage à Briançon, c’était bien, il y avait une bonne ambiance de groupe tout le monde s’entendait bien c’était cool on a tous passé un bon moment. Par rapport aux réfugiés ça m’a aidé de voir ça car quand j’ai vu leur état de vie ça m’a ouvert les yeux. Ils n’ont pas beaucoup pour être heureux mais ils ne se plaignent pas ils ont l’air heureux malgré leur condition de vie, sinon ils étaient grave sympa on a fait des bonnes connaissances et c’était cool. J’espère qu’ils vont tous s’en sortir malgré les galères qu’ils ont.” 

Découvrez le slam d’un jeune accompagné par Grandir Dignement :

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Depuis 2019, Grandir Dignement est membre du collectif Cause Majeur.

Le Collectif Cause Majeur ! rassemble près de trente associations, collectifs et personnalités qualifiées (jeunes et professionnel·le·s) qui ont décidé de s’unir pour remettre les jeunes majeur·e·s sortant de la protection de l’enfance ou ayant été pris·es en charge par la protection judiciaire de la jeunesse au cœur des politiques publiques.

Le 14 février, Cause Majeur! a organisé, avec le soutien des députées Michèle Peyron et Isabelle Santiago, un petit-déjeuner parlementaire réunissant Charlotte Caubel, secrétaire d’État chargée de l’enfance et plusieurs autres député·e·s qui ont répondu présents à l’invitation. Ainsi les membres du collectif et quelques jeunes accompagné·e·s par ces associations ont pu échanger sur la situation des jeunes majeur·e·s en France : Grandir Dignement y était, représentée par un jeune et Maria, notre coordinatrice socioprofessionnelle à Metz !

Maria raconte : « La journée s’est très bien déroulée. Le petit déjeuner s’est déroulé de 8h20 à 10h et pendant ce temps nous avons pu écouter l’intervention de plusieurs membres de Cause Majeur qui ont expliqué le collectif et la situation des jeunes, partagé des chiffres-clés et donné des recommandations pour améliorer la situation des jeunes accompagnés par l’Aide Sociale à l’Enfance et la Protection Judiciaire de la Jeunesse.

Nous avons écouté le témoignage de plusieurs jeunes de différentes associations qui ont raconté un bout de leur histoire. Nicolas* a fait un discours d’1 minute 30, il s’est présenté, a parlé de son parcours, de la manière dont Grandir Dignement l’accompagne et l’aide dans son insertion professionnelle. Il était un peu nerveux, mais il s’est très bien débrouillé. Enfin, les parlementaires ont pris la parole.

Pendant le petit déjeuner, Nicolas était très attentif et intéressé par ce que les jeunes comme les adultes disaient.

Après le petit déjeuner, nous avons fait une promenade dans Paris, car Nicolas ne connaissait pas la ville. Nous avons marché près de la Tour Eiffel, du Louvre, Notre Dame, entre autres. À la fin de la journée, il m’a dit qu’il était très heureux d’avoir trouvé Grandir Dignement, qui non seulement l’aide dans ses affaires administratives et professionnelles, mais lui a aussi donné l’occasion de connaître Paris et d’être proche des députés et des ministres. Il était très heureux et motivé à continuer de participer dans les activités de GD !

Voici le discours qu’il a préparé : 

Bonjour, je m’appelle Nicolas***, j’ai 17 ans et je vis à Metz. J’ai étudié au lycée de Montigny-Lès-Metz où j’ai fait des études dans la menuiserie et ça m’a beaucoup plu. Je me suis potentiellement dit que ce serait mon métier de plus tard, mais j‘ai abandonné parce que je voulais découvrir de nouvelles choses.

J’ai trouvé 2 stages, un dans la menuiserie et un autre dans la maçonnerie. La maçonnerie ne m’a pas trop plu et cela m’a fait perdre un peu dans mes possibilités de formation. J’ai ensuite rencontré mon Educateur, qui se situe à Borny au PJJ – STEMO. Il m’a fait découvrir Maria et l’association Grandir Dignement. Aussitôt arrivé je me suis intégré très rapidement, j’étais à l’aise avec l’équipe des éducateurs et d’accompagnateurs et je me suis directement bien entendu avec les autres jeunes. Ceci est pour moi une chance d’avoir intégré cette association, car je peux enfin rentrer dans la vie active et le monde du travail, ainsi qu’avoir les outils nécessaires pour construire mon projet professionnel.  Avec Grandir Dignement j’ai visité un musée, moi qui n’aime pas trop ce genre d’endroits, cette fois j’ai trouvé ça très intéressant.

Merci de m’avoir écouté. 

Un grand merci au collectif Cause Majeur !
et particulièrement à Florine Pruchon, coordinatrice du collectif.

Prénom d’emprunt*

Grandir Dignement recrute !

Le poste à pourvoir est un CDD de 12 mois (reconductible), basé à Nancy, au sein d’une équipe dynamique et bienveillante !

Pour candidater, il suffit d’envoyer un CV et une lettre de motivation avant le 20 février à :

engagement@grandirdignement.org

et

sophie.remy@grandirdignement.org

Plus d’info ci-dessous :