Depuis début octobre, Grandir Dignement prend ses marques dans les deux établissements pénitentiaires de la province de Diego-Suarez : le centre de rééducation pénitentiaire de Joffreville et la Maison Centrale de Diego.

Pourquoi Diego ?

Tout d’abord parce que après Tananarive, c’est l’une des villes où est incarcéré le plus de mineurs en détention, actuellement 70 jeunes. Un phénomène de société particulier est présent à Diego depuis quelques années : des bandes de jeunes, connu sous le nom de « foroches », commettent des actes de délinquance et s’affrontent. Cette violence urbaine déstabilise les autorités locales et la population. Outre le fait que ces jeunes sont pour la plupart issus de milieu défavorisés, de nombreux facteurs peuvent expliquer l’origine de ce phénomène. Grandir Dignement souhaite agir auprès de ces jeunes ; permettre le respect de leurs droits durant la détention et les accompagner pour leur bien et celui de la population locale.

Ainsi, nous débutons nos actions dans le cadre du financement de l’Union européenne. La première phase consiste en un état des lieux. Nous rencontrons les différents partenaires et les autorités locales pour mieux envisager la mise en place des divers suivis (éducatif, judiciaire, alimentaire…) tels qu’ils existent déjà à la capitale. Nous tissons également un lien de confiance avec les jeunes avec la mise en place d’entretiens individuels et d’activités comme le hip-hop, sport, groupe de parole… Et bien sur, nous essayons déjà de les aider dans leur quotidien via des aides comme la distribution de savons, de matériel d’entretien, de jeux…

Le mois prochain commencera une nouvelle phase, avec l’arrivée d’un éducateur et d’une assistante sociale qui assureront le suivi au quotidien et seront le garant de la réussite de nos actions dans la pointe nord de l’île.
Pour Noël, Grandir Dignement espère emmener les jeunes du centre de rééducation, situé à 30km de la ville au Parc National de la montagne d’ambre… Affaire à suivre !