Depuis septembre 2026, Grandir Dignement et le Foyer de l’Espérance proposent chaque semaine un repas aux jeunes de la Prison Centrale de Yaoundé-Kondengui. C’est le premier volet d’un partenariat qui va plus loin que l’assiette.

À Yaoundé, nous avons choisi de commencer par un geste simple : partager un repas avec les jeunes détenus. C’est une façon d’aller à leur rencontre et de créer un premier lien.

Un repas chaud chaque semaine

Depuis septembre 2026, une fois par semaine, les jeunes reçoivent un repas cuisiné sur place dans de grandes marmites. Le menu change d’une semaine à l’autre : des pâtes avec du poulet, du manioc avec une sauce ndolé et de la viande, ou de la patate douce avec des arachides et de la viande. Des plats d’ici, qu’ils connaissent et qu’ils aiment.

Avec le soutien de nos partenaires, nous espérons pouvoir proposer ce repas plus souvent.

Le Foyer de l’Espérance, un partenaire ancré à Yaoundé

Le Foyer de l’Espérance accompagne depuis longtemps des enfants et des jeunes en grande vulnérabilité à Yaoundé. Il connaît les jeunes, les lieux et les acteurs locaux. Grandir Dignement apporte son expérience auprès des jeunes en conflit avec la loi et coordonne les actions avec le Foyer, par l’intermédiaire de Gildas Tona, notre responsable national au Cameroun.

Et au-delà du repas

Le repas est une porte d’entrée. Le partenariat prévoit aussi un accompagnement éducatif et social des jeunes : entretiens individuels, temps collectifs (culturels, sportifs ou de remobilisation), reprise du lien avec les familles quand c’est possible. L’objectif est de préparer leur sortie et de les orienter vers une formation, un hébergement ou un accompagnement pour la suite.

 

Une journée solidaire à Rouhling en soutien à Grandir Dignement

Le dimanche 4 octobre 2026, une journée solidaire était organisée à Rouhling en soutien à Grandir Dignement. Un beau moment de rencontre, de convivialité et de générosité qui a permis de faire découvrir notre association et les actions que nous menons auprès des enfants et des jeunes en conflit avec la loi. Page intro

Tout au long de la journée, de nombreuses personnes se sont retrouvées autour d’un repas convivial et d’un programme festif. Ce rendez-vous a également été l’occasion de présenter Grandir Dignement, notre engagement et les projets portés par nos équipes en France et à l’international.

Un temps de rencontre autour de nos actions

Au-delà du moment de partage, cette journée a permis d’échanger avec les participants sur la réalité des jeunes que nous accompagnons et sur le travail mené quotidiennement par Grandir Dignement.

En milieu ouvert comme en détention, nos équipes agissent pour que chaque jeune puisse être considéré dans sa dignité, accéder à l’éducation, être accompagné dans son parcours et construire progressivement son insertion.

Ces temps de rencontre sont précieux pour faire connaître cette action, mais aussi pour réunir autour d’elle des personnes qui partagent la conviction qu’aucun parcours ne doit condamner définitivement un jeune.

Convivialité et musique au rendez-vous

La solidarité s’est aussi vécue dans une ambiance particulièrement chaleureuse. Repas, discussions et moments de partage se sont succédé tout au long de la journée.

Le groupe Fa Si La Danser a largement contribué à l’ambiance festive de l’événement, en apportant musique et énergie à cette journée.

Merci à toutes et tous

Grandir Dignement remercie chaleureusement toutes les personnes présentes, les bénévoles, les organisateurs ainsi que toutes celles et ceux qui ont contribué, de près ou de loin, à la réussite de cette journée.

Votre présence, votre intérêt pour nos actions et votre générosité constituent un soutien précieux pour poursuivre notre engagement auprès des jeunes.

Merci à Rouhling pour ce très beau moment de solidarité.

 

À Antananarivo, un deuxième acteur suit désormais des jeunes placés sous liberté surveillée. Une étape de plus dans le plaidoyer que Grandir Dignement mène depuis plusieurs années.

À Madagascar, un enfant en conflit avec la loi a encore trop souvent la détention pour seule réponse. Depuis plusieurs années, Grandir Dignement défend une autre voie : développer les mesures et peines alternatives à l’enfermement, en particulier la liberté surveillée. L’idée est simple. Un jeune suivi par un éducateur, dans son milieu de vie, a bien plus de chances de s’en sortir qu’un jeune derrière les murs d’une prison.

Du plaidoyer au terrain

Ce plaidoyer a d’abord abouti à la création d’un service dédié. Des éducateurs de Grandir Dignement y accompagnent les jeunes placés sous liberté surveillée, depuis un bureau installé au sein même du Tribunal de première instance. Être sur place, au plus près des juges, change beaucoup de choses : le lien se crée dès la décision, et le suivi commence tout de suite.

Un nouveau partenaire

La Fondation Sentinelles accompagne à son tour des jeunes sous liberté surveillée à Antananarivo. C’est une bonne nouvelle pour eux. Plus il y a d’acteurs capables de les suivre, plus les juges peuvent prononcer ces mesures plutôt qu’une incarcération.

Pour Grandir Dignement, c’est aussi la preuve que le plaidoyer porte ses fruits. Ce qui était une revendication il y a quelques années devient une pratique partagée, au service d’une justice des enfants plus éducative.

« Pour que chaque enfant, quels que soient son passé et l’endroit où il vit, puisse grandir dignement. »

Le 16 septembre, l’équipe rémoise a ouvert ses portes aux partenaires et aux institutions. L’antenne fonctionne depuis le 1er juin au 35 rue des Poissonniers.

Les ballons noirs et blancs étaient accrochés, la banderole orange en vitrine. Le 16 septembre 2026, Grandir Dignement a officiellement inauguré ses nouveaux locaux rémois, ouverts depuis le début de l’été.

Hélène Muller, fondatrice et directrice de l’association, a accueilli les invités aux côtés de l’équipe. La Protection Judiciaire de la Jeunesse était largement représentée : Mme Casanova, directrice interrégionale Grand Est, et M. Camara, directeur territorial Marne-Ardennes, étaient venus avec leurs équipes éducatives. M. Duperon, adjoint au maire délégué à la sécurité et à la prévention de la délinquance, représentait la Ville de Reims.

Les partenaires du territoire réunis

L’inauguration a été l’occasion de rassembler les acteurs rémois qui accompagnent les jeunes au quotidien. La Résidence Wilson, qui accueille nos jeunes pour des immersions solidaires, était présente. Tout comme l’association Noël Pain d’Avoine et son dispositif Virage O2R, le Bataillon de Prévention, le Service de Prévention Spécialisée et la Mission Locale. Ce réseau, c’est ce qui permet à un jeune de trouver un relais à chaque étape de son parcours.

La démarche 4A

L’équipe a présenté la méthode qui guide son travail avec les jeunes :

  • Approche : créer un premier lien et instaurer la confiance.
  • Accroche : mobiliser le jeune et l’amener à adhérer au projet.
  • Accompagnement : assurer un suivi éducatif sur mesure.
  • Autonomie : développer son pouvoir d’agir et préparer une insertion durable.

Les jeunes au premier plan

Le moment le plus fort de l’après-midi est venu des jeunes eux-mêmes. Kenji, en service civique facilitateur, a pris la parole. Puis Matéo, premier jeune en service civique adapté de l’antenne, engagé depuis le 23 juillet, a raconté son parcours et ce que l’accompagnement lui a apporté. C’est lui qui a dévoilé la plaque officielle, bientôt fixée sur la façade du 35 rue des Poissonniers.

Mme Casanova et M. Duperon ont salué le travail accompli et renouvelé le soutien de la PJJ et de la Ville de Reims à l’association.

Merci à tous ceux qui étaient là. La porte est ouverte.

Grandir Dignement publie son rapport annuel 2025 et son rapport sur les comptes de l’exercice. Deux publications complémentaires pour découvrir notre action et rendre compte des moyens qui la soutiennent.

En France, à Madagascar et au Cameroun, notre association accompagne des enfants et des jeunes en situation de vulnérabilité, notamment ceux en conflit avec la loi. Au cœur de cet engagement, une conviction : chaque jeune doit pouvoir accéder à ses droits, bénéficier d’un accompagnement adapté et construire des perspectives d’avenir.

Le rapport annuel 2025 invite à revenir sur cette mobilisation. Accompagnement éducatif en détention, soutien à la réinsertion, engagement et insertion des jeunes : ces différentes dimensions de notre action poursuivent un même objectif, permettre à chacun de grandir dignement. Elles reposent sur le travail quotidien des équipes, l’implication des bénévoles et la coopération avec les acteurs associatifs et institutionnels.

Publier ce bilan, c’est aussi partager notre expérience avec celles et ceux qui nous accompagnent, faire connaître nos interventions et donner à mieux comprendre les enjeux auxquels les jeunes sont confrontés.

En complément, le rapport sur les comptes de l’exercice 2025 rassemble les états financiers et les rapports du commissaire aux comptes. Sa mise à disposition s’inscrit dans notre démarche de transparence envers nos adhérents, donateurs, partenaires et financeurs.

Ces deux documents permettent ainsi de mettre en regard l’action menée et les ressources mobilisées pour la rendre possible.

Nous remercions toutes les personnes et les organisations qui contribuent à cet engagement collectif. Leur soutien nous aide à poursuivre notre mission auprès des jeunes et à défendre une justice qui accorde toute leur place à l’éducation, à la protection et à la réinsertion.

Nous vous invitons à découvrir ces publications :

Grandir Dignement a le plaisir d’accueillir Djamila Allag à la présidence de son Conseil d’administration, élue lors du conseil d’administration du 6 décembre 2025. À travers cet engagement, elle s’inscrit dans une dynamique collective au service des enfants en conflit avec la loi, portée par des valeurs humanistes fortes.


Un engagement ancré dans une histoire avec l’association

Djamila Allag connaît Grandir Dignement depuis 2016, année durant laquelle elle découvre l’association dans le cadre d’un stage réalisé lors de sa formation CAFERUIS. Cette première immersion a été déterminante :

J’ai tout de suite adhéré à leurs valeurs humanistes, de simplicité et d’altérité. J’étais en accord avec leur mission de faire respecter les droits des enfants incarcérés. La prison est et doit rester une privation de liberté, mais pas de leurs autres droits.

Après une expérience au sein de la Protection Judiciaire de la Jeunesse (PJJ), elle rejoint ensuite Grandir Dignement entre 2016 et 2020 en devenant la première responsable nationale pour les actions en France, contribuant ainsi au développement des activités sur le territoire.


Une vision profondément humaniste de l’action de Grandir Dignement

Pour Djamila Allag, la singularité de Grandir Dignement réside dans la cohérence entre ses valeurs et ses actions :

Sa singularité réside dans le côté humaniste incarné et transmis par les fondateurs et les premiers membres du Conseil d’administration, pourtant parfois éloignés de la mission au départ. Grandir Dignement, c’est le respect de ses fondamentaux : l’intérêt de l’autre, qu’il soit membre de l’équipe ou bénéficiaire. C’est se battre pour une cause qui ne rapporte pas, avec une volonté inébranlable de faire évoluer la situation malgré des moyens limités.


S’engager aux côtés d’une équipe déterminée

Son engagement au sein du Conseil d’administration s’inscrit dans la continuité de cette adhésion aux valeurs et à la dynamique de l’association :

Mon envie est portée par la volonté et la détermination des fondateurs et de la direction de faire avancer la situation des enfants en conflit avec la loi. J’apprécie d’être aux côtés de personnes d’une grande simplicité et profondément altruistes.

Consciente des enjeux et des responsabilités, elle souhaite contribuer activement au développement de l’association :

J’espère pouvoir apporter mon soutien aux fondateurs et à la direction, avec l’appui des membres du Conseil d’administration. Leur charge de travail est énorme. Je suis honorée de leur confiance et j’espère pouvoir répondre à leurs attentes.


À travers cette nouvelle présidence, Grandir Dignement poursuit le renforcement de sa gouvernance, dans une logique de continuité et d’engagement. Le Conseil d’administration s’est récemment enrichi de nouvelles compétences avec l’arrivée de Lucia Ramaroson, magistrate malgache, ainsi que de David Muller, cofondateur de l’association et ancien salarié.

L’année 2025 a également été marquée par la disparition de deux membres engagés du Conseil d’administration, Jean-Marie (dit Gérard) Muller et Jean-Marie Petitclerc. Leur contribution et leur engagement en faveur de la cause des enfants en conflit avec la loi continueront d’inspirer les actions de l’association.

Dans cette continuité, Grandir Dignement réaffirme sa fidélité à ses valeurs fondatrices et sa volonté de poursuivre son action au service des enfants et des jeunes accompagnés.

Un parcours de reconstruction et d’espoir

Je m’appelle Safidy, j’ai 21 ans et je viens du quartier d’Anosibe (quartier populaire d’Antananarivo, Madagascar).

Très jeune, j’ai perdu mes parents et j’ai été élevé par la sœur de ma mère. Comme beaucoup de jeunes de mon âge, j’ai été à l’école avec l’espoir d’obtenir un diplôme et de construire mon avenir. Mais à un moment de ma vie, j’ai dû arrêter mes études.

Sans repères clairs, je passais mes journées avec mes amis dans le quartier. C’est dans cette période que j’ai découvert une passion pour la cuisine. Un jour, en regardant une émission sur CANAL+ « Meilleur Chef pâtissier », j’ai été impressionné par le talent des participants. Cette émission a été un déclic.

Avec mes amis, nous avons décidé de suivre une formation en cuisine. Nous avons intégré une école appelée Île aux Enfants, où nous avons étudié pendant deux ans et effectué un stage pratique à la plantation d’Ankorondrano.

Mais peu à peu, de mauvaises influences ont changé mon parcours. Je me suis retrouvé impliqué, avec certains amis, dans un acte inapproprié au sein de l’école, une erreur que je regrette aujourd’hui. Une plainte a été déposée, ce qui a conduit à mon arrestation puis à mon transfert à la prison d’Antanimora.

J’avais 19 ans lorsque je suis entré au quartier des mineurs d’Antanimora, le 17 août 2024. J’en suis sorti en décembre 2024, après environ quatre mois de détention.

Cette période a été extrêmement difficile. J’ai dû faire face à mes erreurs et en assumer pleinement les conséquences. J’ai perdu espoir, abandonné mes rêves, et même ma passion pour la cuisine semblait loin de moi. Même lorsque des activités culinaires étaient proposées en prison, je n’y participais pas.

Mais petit à petit, quelque chose a changé.

J’ai rencontré les équipes de Grandir Dignement. Leur présence, leur écoute et les activités proposées m’ont permis de reprendre confiance. Je ne m’ennuyais plus. Parmi toutes les activités, celle du cirque avec Zoky Fabrice m’a particulièrement marqué : elle m’a redonné le goût de participer et d’exister autrement.


Le courage de se relever et de reconstruire sa vie

Un mois après ma sortie, je suis resté chez moi, enfermé dans la honte. J’évitais les gens, incapable d’affronter leurs regards.

Mais un jour, j’ai pris une décision importante : celle de me relever.

J’ai repris contact avec Zoky Zakaria, éducateur référent que j’avais rencontré pendant mon passage en prison. C’est grâce à lui que j’ai intégré le SIMO (Service d’Insertion en Milieu Ouvert) le 14 février 2025.

Au centre, j’ai découvert un environnement d’entraide et de solidarité. J’ai rencontré d’autres jeunes comme moi.

Très vite, j’ai exprimé mon envie de travailler dans la cuisine. Avec l’accompagnement de mon éducateur, j’ai suivi une formation professionnelle en cuisine à l’EFTP Analamahitsy pendant quatre mois. J’y ai appris énormément sur la restauration et obtenu mon attestation après l’examen.

Ensuite, j’ai intégré un programme d’orientation professionnelle au sein de BPE. Même si je n’y suis pas resté longtemps, j’avais déjà un objectif clair : travailler.

Un mois plus tard, j’ai obtenu mon premier emploi dans une structure partenaire de Grandir Dignement : Foodmark, une entreprise de restauration collective.

L’accueil a été chaleureux. Durant ma période d’essai, j’ai travaillé avec sérieux, en donnant le meilleur de moi-même. Après un mois, j’ai été reconnu comme meilleur employé.

Aujourd’hui, je travaille comme assistant cuisinier chez Teleperformance Madagascar, à Antanimena.

Ce travail représente énormément pour moi. Il me permet d’être responsable, de reprendre confiance en moi et d’aider ma famille avec mes revenus.


Regard vers l’avenir

Aujourd’hui, j’ai une nouvelle vie et un nouveau départ.

« Je tiens à remercier profondément Zakaria, mon éducateur référent, qui m’a accompagné à chaque étape de ce parcours. »

Mon rêve est désormais clair : ouvrir un jour mon propre restaurant.

Mon message à tous les jeunes, je voudrais dire ceci :

Avant d’agir, il faut toujours réfléchir. Une mauvaise décision peut changer une vie entière et conduire à des situations difficiles.

Mais il ne faut jamais perdre espoir. Même après des erreurs, il est toujours possible de se relever, de changer et de construire un avenir meilleur.

La paresse et les mauvaises influences peuvent nous détourner de nos rêves, mais la persévérance peut nous y ramener.

Même si j’ai connu la prison, cette expérience m’a permis de comprendre mes erreurs et de changer profondément.

Aujourd’hui, Safidy s’implique activement dans l’activité de pair-aidance au sein du SIMO. À travers ce rôle, il partage son parcours avec d’autres jeunes en réinsertion accompagnés par Grandir Dignement.

En témoignant de son expérience, il devient une source d’inspiration et d’encouragement pour ceux qui traversent des situations similaires. Son histoire montre qu’un changement est possible, malgré les difficultés et les erreurs du passé.

France : ouverture d’une nouvelle antenne à Reims

En avril 2026, Grandir Dignement a ouvert une nouvelle antenne à Reims, à l’initiative de la Direction interrégionale de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) Grand Est. Cette implantation s’inscrit dans la volonté de renforcer les dispositifs d’accompagnement des jeunes en conflit avec la loi sur le territoire.

Cette ouverture marque une nouvelle étape dans le développement des actions de Grandir Dignement en France, avec un objectif clair : proposer des parcours d’accompagnement adaptés, favorisant l’insertion sociale et professionnelle des jeunes.


Une mise en place progressive des dispositifs

Depuis son lancement, l’antenne de Reims se structure progressivement autour de plusieurs axes d’intervention. Le dispositif de service civique adapté est en cours de déploiement, accompagné par la mise en place de modules éducatifs et la création d’un espace d’accueil dédié aux jeunes.

Ces outils visent à proposer un cadre structurant, permettant aux jeunes de reprendre des repères, de développer leurs compétences et de construire un projet d’avenir.


Une équipe en cours de constitution

L’équipe locale commence à se constituer, avec le recrutement de deux premiers professionnels : Julien Coppens et Clémentine Luce. Leur arrivée permet d’ancrer les actions sur le terrain et de préparer l’accueil des premiers jeunes dans les meilleures conditions.


Un travail de réseau au cœur de l’action

En amont de l’accueil des premiers jeunes, un important travail de structuration est en cours. Il repose notamment sur :

  • la recherche de partenaires d’insertion,
  • l’identification d’un local adapté,
  • la prise de contact avec les acteurs du territoire,

notamment la PJJ, l’Aide sociale à l’enfance (ASE) et les structures de l’économie sociale et solidaire (ESS).

Ce travail de réseau est essentiel pour construire des parcours cohérents et durables, en lien avec les réalités locales.


Premiers accueils attendus à mi-2026

Les premiers jeunes devraient être accueillis à partir de mi-2026. Cette phase de lancement permettra de tester et d’ajuster les dispositifs, en fonction des besoins identifiés et des retours du terrain.


Une dynamique en construction

L’ouverture de l’antenne de Reims illustre la capacité de Grandir Dignement à adapter ses actions aux contextes locaux, en s’appuyant sur des partenariats solides et une connaissance fine des besoins des jeunes.

À travers cette nouvelle implantation, l’ambition est de proposer des réponses concrètes et innovantes, permettant aux jeunes accompagnés de retrouver des repères, de gagner en autonomie et de se projeter dans un avenir plus stable.

À Metz, Grandir Dignement accompagne des jeunes à travers des dispositifs de service civique adapté. Ana, dont le prénom a été modifié pour préserver son anonymat, revient sur son parcours, ses difficultés et les évolutions qu’elle a connues grâce à cet accompagnement.


Pourquoi as-tu voulu faire un service civique ? Quelles étaient tes motivations ?

Je ne faisais rien de ma vie. J’avais besoin de m’occuper et de trouver un projet professionnel.

Que faisais-tu avant d’arriver à Grandir Dignement ?

Rien, je ne faisais que dormir, sortir avec mes potes, fumer et boire beaucoup.

Que souhaites-tu faire plus tard ? Est-ce que Grandir Dignement t’a aidée dans ce choix ?

Je souhaite devenir animatrice en EHPAD et avoir un appartement à côté de Metz afin d’avoir mon indépendance. Oui, Grandir Dignement m’a été d’une grande aide. Au début je ne me sentais pas à l’aise mais maintenant j’ai gagné en confiance en moi et j’ai plus d’expérience grâce aux stages.

Qu’est-ce que Grandir Dignement t’a apporté dans ta vie personnelle ou professionnelle ?

Ça m’a permis de confirmer mon projet professionnel grâce aux stages que j’ai pu faire, j’ai pris en maturité et en indépendance. J’ai aussi appris à gérer un peu plus ma frustration, par exemple lors des discussions avec mon éducateur par rapport au BAFA.

Ce que tu conseillerais aux futurs jeunes ? Un conseil ?

Il faut foncer sur l’occasion, faire attention aux absences et aussi essayer de diminuer sa consommation d’alcool ou de drogues.

Un dernier mot ?

Grandir Dignement nous aide beaucoup, c’est une opportunité de ouf !!!


À travers ce type de parcours, Grandir Dignement accompagne les jeunes vers plus d’autonomie, de confiance et d’insertion, en leur permettant de se projeter dans un avenir plus stable.