Grandir Dignement a le plaisir d’accueillir Djamila Allag à la présidence de son Conseil d’administration, élue lors du conseil d’administration du 6 décembre 2025. À travers cet engagement, elle s’inscrit dans une dynamique collective au service des enfants en conflit avec la loi, portée par des valeurs humanistes fortes.


Un engagement ancré dans une histoire avec l’association

Djamila Allag connaît Grandir Dignement depuis 2016, année durant laquelle elle découvre l’association dans le cadre d’un stage réalisé lors de sa formation CAFERUIS. Cette première immersion a été déterminante :

J’ai tout de suite adhéré à leurs valeurs humanistes, de simplicité et d’altérité. J’étais en accord avec leur mission de faire respecter les droits des enfants incarcérés. La prison est et doit rester une privation de liberté, mais pas de leurs autres droits.

Après une expérience au sein de la Protection Judiciaire de la Jeunesse (PJJ), elle rejoint ensuite Grandir Dignement entre 2016 et 2020 en devenant la première responsable nationale pour les actions en France, contribuant ainsi au développement des activités sur le territoire.


Une vision profondément humaniste de l’action de Grandir Dignement

Pour Djamila Allag, la singularité de Grandir Dignement réside dans la cohérence entre ses valeurs et ses actions :

Sa singularité réside dans le côté humaniste incarné et transmis par les fondateurs et les premiers membres du Conseil d’administration, pourtant parfois éloignés de la mission au départ. Grandir Dignement, c’est le respect de ses fondamentaux : l’intérêt de l’autre, qu’il soit membre de l’équipe ou bénéficiaire. C’est se battre pour une cause qui ne rapporte pas, avec une volonté inébranlable de faire évoluer la situation malgré des moyens limités.


S’engager aux côtés d’une équipe déterminée

Son engagement au sein du Conseil d’administration s’inscrit dans la continuité de cette adhésion aux valeurs et à la dynamique de l’association :

Mon envie est portée par la volonté et la détermination des fondateurs et de la direction de faire avancer la situation des enfants en conflit avec la loi. J’apprécie d’être aux côtés de personnes d’une grande simplicité et profondément altruistes.

Consciente des enjeux et des responsabilités, elle souhaite contribuer activement au développement de l’association :

J’espère pouvoir apporter mon soutien aux fondateurs et à la direction, avec l’appui des membres du Conseil d’administration. Leur charge de travail est énorme. Je suis honorée de leur confiance et j’espère pouvoir répondre à leurs attentes.


À travers cette nouvelle présidence, Grandir Dignement poursuit le renforcement de sa gouvernance, dans une logique de continuité et d’engagement. Le Conseil d’administration s’est récemment enrichi de nouvelles compétences avec l’arrivée de Lucia Ramaroson, magistrate malgache, ainsi que de David Muller, cofondateur de l’association et ancien salarié.

L’année 2025 a également été marquée par la disparition de deux membres engagés du Conseil d’administration, Jean-Marie (dit Gérard) Muller et Jean-Marie Petitclerc. Leur contribution et leur engagement en faveur de la cause des enfants en conflit avec la loi continueront d’inspirer les actions de l’association.

Dans cette continuité, Grandir Dignement réaffirme sa fidélité à ses valeurs fondatrices et sa volonté de poursuivre son action au service des enfants et des jeunes accompagnés.

Un parcours de reconstruction et d’espoir

Je m’appelle Safidy, j’ai 21 ans et je viens du quartier d’Anosibe (quartier populaire d’Antananarivo, Madagascar).

Très jeune, j’ai perdu mes parents et j’ai été élevé par la sœur de ma mère. Comme beaucoup de jeunes de mon âge, j’ai été à l’école avec l’espoir d’obtenir un diplôme et de construire mon avenir. Mais à un moment de ma vie, j’ai dû arrêter mes études.

Sans repères clairs, je passais mes journées avec mes amis dans le quartier. C’est dans cette période que j’ai découvert une passion pour la cuisine. Un jour, en regardant une émission sur CANAL+ « Meilleur Chef pâtissier », j’ai été impressionné par le talent des participants. Cette émission a été un déclic.

Avec mes amis, nous avons décidé de suivre une formation en cuisine. Nous avons intégré une école appelée Île aux Enfants, où nous avons étudié pendant deux ans et effectué un stage pratique à la plantation d’Ankorondrano.

Mais peu à peu, de mauvaises influences ont changé mon parcours. Je me suis retrouvé impliqué, avec certains amis, dans un acte inapproprié au sein de l’école, une erreur que je regrette aujourd’hui. Une plainte a été déposée, ce qui a conduit à mon arrestation puis à mon transfert à la prison d’Antanimora.

J’avais 19 ans lorsque je suis entré au quartier des mineurs d’Antanimora, le 17 août 2024. J’en suis sorti en décembre 2024, après environ quatre mois de détention.

Cette période a été extrêmement difficile. J’ai dû faire face à mes erreurs et en assumer pleinement les conséquences. J’ai perdu espoir, abandonné mes rêves, et même ma passion pour la cuisine semblait loin de moi. Même lorsque des activités culinaires étaient proposées en prison, je n’y participais pas.

Mais petit à petit, quelque chose a changé.

J’ai rencontré les équipes de Grandir Dignement. Leur présence, leur écoute et les activités proposées m’ont permis de reprendre confiance. Je ne m’ennuyais plus. Parmi toutes les activités, celle du cirque avec Zoky Fabrice m’a particulièrement marqué : elle m’a redonné le goût de participer et d’exister autrement.


Le courage de se relever et de reconstruire sa vie

Un mois après ma sortie, je suis resté chez moi, enfermé dans la honte. J’évitais les gens, incapable d’affronter leurs regards.

Mais un jour, j’ai pris une décision importante : celle de me relever.

J’ai repris contact avec Zoky Zakaria, éducateur référent que j’avais rencontré pendant mon passage en prison. C’est grâce à lui que j’ai intégré le SIMO (Service d’Insertion en Milieu Ouvert) le 14 février 2025.

Au centre, j’ai découvert un environnement d’entraide et de solidarité. J’ai rencontré d’autres jeunes comme moi.

Très vite, j’ai exprimé mon envie de travailler dans la cuisine. Avec l’accompagnement de mon éducateur, j’ai suivi une formation professionnelle en cuisine à l’EFTP Analamahitsy pendant quatre mois. J’y ai appris énormément sur la restauration et obtenu mon attestation après l’examen.

Ensuite, j’ai intégré un programme d’orientation professionnelle au sein de BPE. Même si je n’y suis pas resté longtemps, j’avais déjà un objectif clair : travailler.

Un mois plus tard, j’ai obtenu mon premier emploi dans une structure partenaire de Grandir Dignement : Foodmark, une entreprise de restauration collective.

L’accueil a été chaleureux. Durant ma période d’essai, j’ai travaillé avec sérieux, en donnant le meilleur de moi-même. Après un mois, j’ai été reconnu comme meilleur employé.

Aujourd’hui, je travaille comme assistant cuisinier chez Teleperformance Madagascar, à Antanimena.

Ce travail représente énormément pour moi. Il me permet d’être responsable, de reprendre confiance en moi et d’aider ma famille avec mes revenus.


Regard vers l’avenir

Aujourd’hui, j’ai une nouvelle vie et un nouveau départ.

« Je tiens à remercier profondément Zakaria, mon éducateur référent, qui m’a accompagné à chaque étape de ce parcours. »

Mon rêve est désormais clair : ouvrir un jour mon propre restaurant.

Mon message à tous les jeunes, je voudrais dire ceci :

Avant d’agir, il faut toujours réfléchir. Une mauvaise décision peut changer une vie entière et conduire à des situations difficiles.

Mais il ne faut jamais perdre espoir. Même après des erreurs, il est toujours possible de se relever, de changer et de construire un avenir meilleur.

La paresse et les mauvaises influences peuvent nous détourner de nos rêves, mais la persévérance peut nous y ramener.

Même si j’ai connu la prison, cette expérience m’a permis de comprendre mes erreurs et de changer profondément.

Aujourd’hui, Safidy s’implique activement dans l’activité de pair-aidance au sein du SIMO. À travers ce rôle, il partage son parcours avec d’autres jeunes en réinsertion accompagnés par Grandir Dignement.

En témoignant de son expérience, il devient une source d’inspiration et d’encouragement pour ceux qui traversent des situations similaires. Son histoire montre qu’un changement est possible, malgré les difficultés et les erreurs du passé.

France : ouverture d’une nouvelle antenne à Reims

En avril 2026, Grandir Dignement a ouvert une nouvelle antenne à Reims, à l’initiative de la Direction interrégionale de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) Grand Est. Cette implantation s’inscrit dans la volonté de renforcer les dispositifs d’accompagnement des jeunes en conflit avec la loi sur le territoire.

Cette ouverture marque une nouvelle étape dans le développement des actions de Grandir Dignement en France, avec un objectif clair : proposer des parcours d’accompagnement adaptés, favorisant l’insertion sociale et professionnelle des jeunes.


Une mise en place progressive des dispositifs

Depuis son lancement, l’antenne de Reims se structure progressivement autour de plusieurs axes d’intervention. Le dispositif de service civique adapté est en cours de déploiement, accompagné par la mise en place de modules éducatifs et la création d’un espace d’accueil dédié aux jeunes.

Ces outils visent à proposer un cadre structurant, permettant aux jeunes de reprendre des repères, de développer leurs compétences et de construire un projet d’avenir.


Une équipe en cours de constitution

L’équipe locale commence à se constituer, avec le recrutement de deux premiers professionnels : Julien Coppens et Clémentine Luce. Leur arrivée permet d’ancrer les actions sur le terrain et de préparer l’accueil des premiers jeunes dans les meilleures conditions.


Un travail de réseau au cœur de l’action

En amont de l’accueil des premiers jeunes, un important travail de structuration est en cours. Il repose notamment sur :

  • la recherche de partenaires d’insertion,
  • l’identification d’un local adapté,
  • la prise de contact avec les acteurs du territoire,

notamment la PJJ, l’Aide sociale à l’enfance (ASE) et les structures de l’économie sociale et solidaire (ESS).

Ce travail de réseau est essentiel pour construire des parcours cohérents et durables, en lien avec les réalités locales.


Premiers accueils attendus à mi-2026

Les premiers jeunes devraient être accueillis à partir de mi-2026. Cette phase de lancement permettra de tester et d’ajuster les dispositifs, en fonction des besoins identifiés et des retours du terrain.


Une dynamique en construction

L’ouverture de l’antenne de Reims illustre la capacité de Grandir Dignement à adapter ses actions aux contextes locaux, en s’appuyant sur des partenariats solides et une connaissance fine des besoins des jeunes.

À travers cette nouvelle implantation, l’ambition est de proposer des réponses concrètes et innovantes, permettant aux jeunes accompagnés de retrouver des repères, de gagner en autonomie et de se projeter dans un avenir plus stable.

À Metz, Grandir Dignement accompagne des jeunes à travers des dispositifs de service civique adapté. Ana, dont le prénom a été modifié pour préserver son anonymat, revient sur son parcours, ses difficultés et les évolutions qu’elle a connues grâce à cet accompagnement.


Pourquoi as-tu voulu faire un service civique ? Quelles étaient tes motivations ?

Je ne faisais rien de ma vie. J’avais besoin de m’occuper et de trouver un projet professionnel.

Que faisais-tu avant d’arriver à Grandir Dignement ?

Rien, je ne faisais que dormir, sortir avec mes potes, fumer et boire beaucoup.

Que souhaites-tu faire plus tard ? Est-ce que Grandir Dignement t’a aidée dans ce choix ?

Je souhaite devenir animatrice en EHPAD et avoir un appartement à côté de Metz afin d’avoir mon indépendance. Oui, Grandir Dignement m’a été d’une grande aide. Au début je ne me sentais pas à l’aise mais maintenant j’ai gagné en confiance en moi et j’ai plus d’expérience grâce aux stages.

Qu’est-ce que Grandir Dignement t’a apporté dans ta vie personnelle ou professionnelle ?

Ça m’a permis de confirmer mon projet professionnel grâce aux stages que j’ai pu faire, j’ai pris en maturité et en indépendance. J’ai aussi appris à gérer un peu plus ma frustration, par exemple lors des discussions avec mon éducateur par rapport au BAFA.

Ce que tu conseillerais aux futurs jeunes ? Un conseil ?

Il faut foncer sur l’occasion, faire attention aux absences et aussi essayer de diminuer sa consommation d’alcool ou de drogues.

Un dernier mot ?

Grandir Dignement nous aide beaucoup, c’est une opportunité de ouf !!!


À travers ce type de parcours, Grandir Dignement accompagne les jeunes vers plus d’autonomie, de confiance et d’insertion, en leur permettant de se projeter dans un avenir plus stable.

Cameroun : lancement des actions à Ebolowa

En décembre 2025, Grandir Dignement a lancé ses premières actions au Cameroun, au sein de la Prison Centrale d’Ebolowa, grâce à l’arrivée de Gildas Tona, ancien responsable national au Niger puis à Madagascar. Il a été rejoint par Jean-Baptiste Severin, recruté par les Salésiens Don Bosco d’Ebolowa et mis à disposition des actions en faveur des enfants en conflit avec la loi. Cette implantation marque une étape importante dans le développement de l’association, avec une ambition claire : accompagner les mineurs en conflit avec la loi dans un parcours de reconstruction et d’insertion.

Ce lancement s’inscrit dans la continuité d’une mission de préparation réalisée en février 2025 par les cofondateurs de l’association, Hélène Muller (directrice générale) et David Muller, ainsi que Kevin Monier (directeur adjoint). Cette mission a permis d’identifier les besoins prioritaires, de nouer les premiers partenariats et de poser les bases du déploiement des actions sur le terrain.

Dès le démarrage, un partenariat étroit a été établi avec les Salésiens de Don Bosco à Ebolowa. Acteurs déjà fortement engagés auprès des jeunes, ils gèrent notamment un Institut Technique (lycée professionnel) et assurent une présence régulière en détention. Ce partenariat permet de s’appuyer sur une connaissance fine du terrain et sur une pédagogie reconnue, au service des jeunes les plus vulnérables.


Une vingtaine de jeunes accompagnés en détention

Au quartier mineur de la prison d’Ebolowa, une vingtaine de jeunes sont concernés par cet accompagnement. La majorité d’entre eux sont en détention préventive, souvent pour des durées longues, dans un contexte marqué par l’isolement et le manque d’activités structurantes.

Face à ces constats, Grandir Dignement, en lien avec les équipes de Don Bosco, a mis en place un accompagnement global, visant à répondre à la fois aux besoins essentiels des jeunes et à leur développement personnel.

Le 26 décembre 2025, une célébration de Noël a été organisée au sein de la prison, en présence de Carine N’koué, secrétaire générale de la Fondation UEFA pour l’enfance. Ce moment de partage a marqué un temps fort du lancement des activités, en créant une dynamique positive auprès des jeunes détenus et en renforçant les liens entre les différents acteurs engagés.


Un appui alimentaire pour répondre à l’urgence

Dès les premières semaines, un appui alimentaire a été déployé. Cette action répond à une réalité préoccupante : de nombreux jeunes ne disposent que d’un seul repas par jour, insuffisant pour couvrir leurs besoins.

L’apport de repas complémentaires permet non seulement d’améliorer leur état de santé, mais aussi de réduire certaines situations de vulnérabilité liées à la faim. Cet appui constitue ainsi une base indispensable pour engager un accompagnement éducatif de qualité.


Un accompagnement structuré au quotidien

Au-delà de l’aide alimentaire, un véritable cadre éducatif a été mis en place, avec un planning structuré qui rythme la semaine des jeunes.

Chaque journée s’organise autour de temps clés :

  • des activités de scolarisation et d’alphabétisation, assurées régulièrement en semaine,
  • des entretiens individuels pour accompagner chaque jeune dans sa situation personnelle et judiciaire,
  • des causeries éducatives, moments d’échange collectifs permettant de réfléchir à leur parcours, à leurs choix et à leur avenir,
  • des activités sportives et culturelles, favorisant le bien-être, l’expression et la cohésion du groupe.

Ces temps éducatifs s’inscrivent dans une approche inspirée de la pédagogie salésienne, centrée sur la relation, la responsabilisation et la projection vers l’avenir.


Créer du lien, redonner des perspectives

Les causeries éducatives occupent une place centrale dans l’accompagnement. Elles permettent aux jeunes de s’exprimer, de partager leurs expériences et de réfléchir collectivement à des thèmes essentiels : responsabilité, discipline, projet de vie ou encore respect des autres.

Ces échanges contribuent à faire évoluer les représentations et à ouvrir de nouvelles perspectives. Comme le souligne un jeune accompagné :
« C’est une chance de vous avoir, ça nous permet de réfléchir à notre avenir. »


Une dynamique en construction

Quelques mois après son lancement, l’intervention à Ebolowa pose les bases d’une dynamique prometteuse. Malgré des défis importants, notamment liés aux conditions de détention et aux contraintes administratives, l’implication conjointe de Grandir Dignement et des équipes Don Bosco permet déjà d’observer les premiers effets positifs.

Grandir Dignement tient à saluer le sens de la collaboration et l’engagement des autorités camerounaises, en particulier de l’administration pénitentiaire, qui rendent possible la mise en œuvre de ces actions au bénéfice des jeunes détenus. Cette coopération est un levier essentiel pour développer des réponses adaptées et durables en faveur des enfants en conflit avec la loi.

L’ambition de Grandir Dignement est désormais de poursuivre et de renforcer ces actions, en construisant au maximum des partenariats avec les acteurs locaux. Cela passe notamment par la collaboration avec les Salésiens de Don Bosco à Ebolowa, mais aussi par le développement de liens avec d’autres structures engagées, comme les Foyers de l’Espérance à Yaoundé, afin de consolider un accompagnement durable et adapté aux besoins des jeunes.

À travers cette action, l’objectif est clair : offrir à ces jeunes un cadre structurant, restaurer la confiance et préparer, dès aujourd’hui, leur réinsertion dans la société.


Au Centre de Rééducation Pénitentiaire de Mandrosoa, une nouvelle dynamique est en marche : permettre aux jeunes de canaliser leur énergie et de se projeter autrement.

Depuis 2024, des ateliers de lutte y sont mis en place. Bien plus qu’une activité sportive, ils accompagnent les jeunes en conflit avec la loi dans leur développement personnel. Discipline, confiance en soi, respect des règles : la lutte devient un outil concret pour se reconstruire.

Apprendre à mieux se connaître et à maîtriser son corps

L’adolescence est une période de profonds changements. Pour les jeunes du centre, souvent marqués par des parcours difficiles, ces transformations peuvent être encore plus déstabilisantes.

La lutte leur offre un cadre structuré pour apprendre à utiliser leur énergie de manière positive. À travers l’entraînement, ils découvrent comment mieux contrôler leurs mouvements, respecter des règles et interagir avec les autres sans violence.

Sans activités encadrées, certains peuvent être exposés à des comportements à risque. Ici, ils apprennent au contraire à se dépasser, tout en développant le respect de soi et des autres.

Créer du lien et redonner confiance

Au-delà de l’aspect physique, les ateliers renforcent aussi la relation entre les jeunes et les éducateurs. Ils créent un espace de confiance, d’écoute et d’accompagnement.

C’est également une manière de changer le regard porté sur ces jeunes, en mettant en lumière leurs capacités, leurs efforts et leurs progrès.

Une première expérience en compétition nationale

Le 14 février 2026, une étape importante a été franchie :
16 jeunes du centre ont participé à une compétition nationale de lutte, organisée par la Fédération Malagasy de lutte au stade d’Ankorondrano.

Engagés à travers le club Railovy, créé par l’administration pénitentiaire, ils ont représenté leur centre avec fierté. Cette première expérience a été marquée par leur engagement, leur motivation et les progrès réalisés grâce aux entraînements.

À l’issue de la compétition, 3 jeunes ont été sélectionnés pour suivre un entraînement renforcé. Ils participeront prochainement à une compétition à Antsirabe. Le plus performant pourra ensuite représenter Madagascar lors d’un championnat en Afrique.

Un projet rendu possible grâce à des partenaires engagés

Cette initiative a été rendue possible grâce à la mobilisation de plusieurs partenaires engagés : Grandir Dignement, la Fondation Sentinelles, Bright Life, EREV France, Don Bosco, ainsi que le club Railovy.

Un soutien important a également été apporté par le projet MAFONJA, financé par l’Union européenne et la Fondation UEFA pour l’enfance, qui ont contribué au financement et à l’équipement des jeunes.

Grandir Dignement remercie le ministère de la Justice de Madagascar et l’administration pénitentiaire pour leur confiance et leur engagement, qui permettent la mise en place de cette activité au bénéfice des enfants accompagnés.

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Un article de RFI met en lumière les défis persistants de la justice des mineurs à Madagascar, notamment le recours encore fréquent à la détention faute d’alternatives adaptées. Ces enjeux rejoignent directement les actions portées sur le terrain.

👉 Lire l’article

🗳️ Débattre. Argumenter. Choisir.
À Strasbourg, les jeunes passent à l’action.

Cette semaine, ils ont relevé un défi concret : décrypter des propositions, confronter leurs idées, puis participer à une simulation d’élections municipales.
Un exercice grandeur nature pour développer leur esprit critique et s’approprier pleinement leur rôle de citoyen 💬

💡 Comme le résument les jeunes eux-mêmes :
« Le devoir de citoyenneté est un acte d’apprentissage… et (avec humour 😄) “votez pour Grandir Dignement” ! »

Une manière concrète d’apprendre à comprendre le débat public, à se forger un avis et à prendre part à la vie de la cité 🤝

🇪🇺 Projet cofinancé par le Fonds social européen (FSE+)


Depuis le 25 mars 2026, « La Résidence » à Antananarivo accueille un séminaire national consacré à la justice des enfants et au développement des alternatives à la détention pour les enfants en conflit avec la loi.

Organisé dans le cadre du projet MAFONJA, soutenu par la Délégation de l’Union européenne à Madagascar et aux Comores et en partenariat avec Handicap International – Humanité & Inclusion, cet atelier s’inscrit dans une collaboration étroite entre le Ministère de la Justice et l’association Grandir Dignement. Il contribue directement à la mise en œuvre du Plan d’action du Ministère pour la justice des enfants (2026–2027).

Pendant trois jours, magistrats, avocats, acteurs institutionnels, organisations de la société civile, partenaires techniques et financiers ainsi qu’experts internationaux se mobilisent pour faire avancer concrètement les pratiques.

👉 Au cœur des échanges : promouvoir des réponses adaptées aux enfants, notamment la liberté surveillée, pour renforcer leur protection et leur accompagnement.

Les travaux visent à dresser un état des lieux des dispositifs existants, analyser les défis rencontrés sur le terrain et identifier des leviers opérationnels pour développer les alternatives à la détention à l’échelle nationale.

Le séminaire a été ouvert par le Secrétaire général du Ministère de la Justice, Monsieur Randrianasolo Randrasana. Il doit aboutir à des recommandations concrètes, directement mobilisables pour renforcer durablement le système de justice des enfants à Madagascar.

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UNICEF Madagascar AFD – Agence Française de Développement Mary’s Meals UEFA Foundation for Children Marine Braun François LE CLERE
Crédits photos : Ministère de la Justice de Madagascar