La Fondation Sentinelles avec les premiers jeunes qu’elle accompagne en liberté surveillée
Grandir Dignement ne peut pas être partout. Pour que les enfants en conflit avec la loi soient accompagnés au-delà de nos quatre régions, et pour que ce travail dure, nous transmettons notre savoir-faire aux associations malgaches qui agissent déjà auprès des jeunes.
Notre objectif : que les alternatives à la détention, l’accompagnement éducatif et l’insertion des jeunes reposent, à terme, sur des acteurs locaux.
Étendre la liberté surveillée. Avec des associations relais, la liberté surveillée peut gagner de nouveaux territoires sans attendre que Grandir Dignement s’y installe. À Antananarivo, nous travaillons ainsi avec la Fondation Sentinelles, et d’autres collaborations sont en cours de construction.
Transmettre la gestion de l’insertion. À Mahajanga, une convention signée avec le centre Arina organise la cogestion du SIMO. Grandir Dignement l’accompagne pas à pas, pour que l’association en prenne peu à peu la pleine responsabilité. À Antalaha, l’association SMART anime avec nous des ateliers de santé, de citoyenneté et d’initiation professionnelle, en détention comme à l’extérieur.
Former les professionnels. Les 2 et 3 décembre 2025, 15 travailleurs sociaux de la Fondation Sentinelles et d’autres organisations de protection de l’enfance se sont formés avec nous aux mesures et peines alternatives à la détention. Un juge des enfants est intervenu sur la loi de 2016 et sur la place de chacun, magistrats comme travailleurs sociaux.
Travailler en réseau. Au sein de la plateforme de la société civile pour l’enfance, Grandir Dignement coordonne son action avec d’autres organisations engagées auprès des enfants en danger. Chaque trimestre, à Antananarivo, associations, juges et administration pénitentiaire se réunissent pour faire le point sur la situation des enfants en conflit avec la loi.
Un partenaire de long terme. De 2018 à 2026, l’Agence française de développement (AFD) a très largement soutenu cet axe de travail : le développement des alternatives à la détention, l’accompagnement éducatif des jeunes et le renforcement des acteurs malgaches. Sans ce soutien dans la durée, une grande partie de ce qui existe aujourd’hui n’aurait pas pu voir le jour.
Notre conviction
Un dispositif qui dépend d’une seule association reste fragile. En formant des travailleurs sociaux, en partageant nos outils et en confiant progressivement des services à des partenaires malgaches, nous voulons que chaque enfant en conflit avec la loi trouve un accompagnement, avec ou sans Grandir Dignement.


