Comme vous le savez, le centre de rééducation pénitentiaire Mandrosoa-Anosiala ne possédait aucun puit.
Cela était un grand frein à l’hygiène et également à l’agriculture.
Ainsi, grâce à votre soutient, nous avons pu offrir ce mois-ci un beau puit à pompe pour le centre.

Voici les photos :

Enfin, nous sommes en ce moment en train de mettre en place la filière agriculture qui débutera d’ici quelque temps!!!!
Si la saison est bonne, les jeunes auront donc d’ici quelques semaines des légumes (loka) pour accompagner le riz. Espérons que cela favorisera la diminution de la mal-nutrition et des maladies!
Voici quelques extraits de la dévaration conventive aux Droits de l’enfant!
Nous vous encourageons à lire l’intégralité (en tout cas la partie I) de ce texte dans la rubrique situé dans la colone à droite du site.
Convention relative aux droits de l’enfant.
Adoptée et ouverte à la signature, ratification et adhésion par l’Assemblée générale dans sa résolution 44/25 du 20 novembre 1989
Entrée en vigueur le 2 septembre 1990, conformément à l’article 49
Article 3
Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu’elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs , l’intérêt supérieur de l’enfant doit être une considération primordiale.
Article 13
L’enfant a droit à la liberté d’expression. Ce droit comprend la liberté de rechercher, de recevoir et de répandre des informations et des idées de toute espèce, sans considération de frontières, sous une forme orale, écrite, imprimée ou artistique, ou par tout autre moyen du choix de l’enfant.
Article 19
1. Les Etats parties prennent toutes les mesures législatives, administratives, sociales et éducatives appropriées pour protéger l’enfant contre toute forme de violence, d’atteinte ou de brutalités physiques ou mentales, d’abandon ou de négligence, de mauvais traitements ou d’exploitation, y compris la violence sexuelle, pendant qu’il est sous la garde de ses parents ou de l’un d’eux, de son ou ses représentants légaux ou de toute autre personne à qui il est confié.
Article 20
Tout enfant qui est temporairement ou définitivement privé de son milieu familial, ou qui dans son propre intérêt ne peut être laissé dans ce milieu, a droit à une protection et une aide spéciales de l’Etat.
Article 24
Les Etats parties reconnaissent le droit de l’enfant de jouir du meilleur état de santé possible et de bénéficier de services médicaux et de rééducation. Ils s’efforcent de garantir qu’aucun enfant ne soit privé du droit d’avoir accès à ces services.
Article 27
Les Etats parties reconnaissent le droit de tout enfant à un niveau de vie suffisant pour permettre son développement physique, mental, spirituel, moral et social.
Article 28
Les Etats parties reconnaissent le droit de l’enfant à l’éducation, et en particulier, en vue d’assurer l’exercice de ce droit progressivement et sur la base de l’égalité des chances :
a) Ils rendent l’enseignement primaire obligatoire et gratuit pour tous ;
b) Ils encouragent l’organisation de différentes formes d’enseignement secondaire, tant général que professionnel, les rendent ouvertes et accessibles à tout enfant, et prennent des mesures appropriées, telles que l’instauration de la gratuité de l’enseignement et l’offre d’une aide financière en cas de besoin;
Article 29
Observation générale sur son application
1. Les Etats parties conviennent que l’éducation de l’enfant doit viser à :
a) Favoriser l’épanouissement de la personnalité de l’enfant et le développement de ses dons et de ses aptitudes mentales et physiques, dans toute la mesure de leurs potentialités;
b) Inculquer à l’enfant le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales, et des principes consacrés dans la Charte des Nations Unies;
c) Inculquer à l’enfant le respect de ses parents, de son identité, de sa langue et de ses valeurs culturelles, ainsi que le respect des valeurs nationales du pays dans lequel il vit, du pays duquel il peut être originaire et des civilisations différentes de la sienne;
d) Préparer l’enfant à assumer les responsabilités de la vie dans une société libre, dans un esprit de compréhension, de paix, de tolérance, d’égalité entre les sexes et d’amitié entre tous les peuples et groupes ethniques, nationaux et religieux, et avec les personnes d’origine autochtone;
e) Inculquer à l’enfant le respect du milieu naturel.
Article 31
1. Les Etats parties reconnaissent à l’enfant le droit au repos et aux loisirs, de se livrer au jeu et à des activités récréatives propres à son âge et de participer librement à la vie culturelle et artistique.
2. Les Etats parties respectent et favorisent le droit de l’enfant de participer pleinement à la vie culturelle et artistique et encouragent l’organisation à son intention de moyens appropriés de loisirs et d’activités récréatives, artistiques et culturelles, dans des conditions d’égalité.
Article 34
Les Etats parties s’engagent à protéger l’enfant contre toutes les formes d’exploitation sexuelle et de violence sexuelle. A cette fin, les Etats prennent en particulier toutes les mesures appropriées sur les plans national, bilatéral et multilatéral pour empêcher :
a) Que des enfants ne soient incités ou contraints à se livrer à une activité sexuelle illégale;
b) Que des enfants ne soient exploités à des fins de prostitution ou autres pratiques sexuelles illégales;
c) Que des enfants ne soient exploités aux fins de la production de spectacles ou de matériel de caractère pornographique.
Article 37
Les Etats parties veillent à ce que :
a) Nul enfant ne soit soumis à la torture ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. Ni la peine capitale ni l’emprisonnement à vie sans possibilité de libération ne doivent être prononcés pour les infractions commises par des personnes âgées de moins de dix-huit ans;
b) Nul enfant ne soit privé de liberté de façon illégale ou arbitraire. L’arrestation, la détention ou l’emprisonnement d’un enfant doit être en conformité avec la loi, n’être qu’une mesure de dernier ressort, et être d’une durée aussi brève que possible;
c) Tout enfant privé de liberté soit traité avec humanité et avec le respect dû à la dignité de la personne humaine, et d’une manière tenant compte des besoins des personnes de son âge. En particulier, tout enfant privé de liberté sera séparé des adultes, à moins que l’on estime préférable de ne pas le faire dans l’intérêt supérieur de l’enfant, et il a le droit de rester en contact avec sa famille par la correspondance et par les visites, sauf circonstances exceptionnelles;
d) Les enfants privés de liberté aient le droit d’avoir rapidement accès à l’assistance juridique ou à toute autre assistance appropriée, ainsi que le droit de contester la légalité de leur privation de liberté devant un tribunal ou une autre autorité compétente, indépendante et impartiale, et à ce qu’une décision rapide soit prise en la matière.
Article 40
1. Les Etats parties reconnaissent à tout enfant suspecté, accusé ou convaincu d’infraction à la loi pénale le droit à un traitement qui soit de nature à favoriser son sens de la dignité et de la valeur personnelle, qui renforce son respect pour les droits de l’homme et les libertés fondamentales d’autrui, et qui tienne compte de son âge ainsi que de la nécessité de faciliter sa réintégration dans la société et de lui faire assumer un rôle constructif au sein de celle-ci.
2. A cette fin, et compte tenu des dispositions pertinentes des instruments internationaux, les Etats parties veillent en particulier :
Etre présumé innocent jusqu’à ce que sa culpabilité ait été légalement établie;
Etre informé dans le plus court délai et directement des accusations portées contre lui, ou, le cas échéant, par l’intermédiaire de ses parents ou représentants légaux, et bénéficier d’une assistance juridique ou de toute autre assistance appropriée pour la préparation et la présentation de sa défense;
Que sa cause soit entendue sans retard par une autorité ou une instance judiciaire compétentes, indépendantes et impartiales, selon une procédure équitable aux termes de la loi, en présence de son conseil juridique ou autre et, à moins que cela ne soit jugé contraire à l’intérêt supérieur de l’enfant en raison notamment de son âge ou de sa situation, en présence de ses parents ou représentants légaux;
3. Les Etats parties s’efforcent de promouvoir l’adoption de lois, de procédures, la mise en place d’autorités et d’institutions spécialement conçues pour les enfants suspectés, accusés ou convaincus d’infraction à la loi pénale, et en particulier :
a) D’établir un âge minimum au-dessous duquel les enfants seront présumés n’avoir pas la capacité d’enfreindre la loi pénale;
b) De prendre des mesures, chaque fois que cela est possible et souhaitable, pour traiter ces enfants sans recourir à la procédure judiciaire, étant cependant entendu que les droits de l’homme et les garanties légales doivent être pleinement respectés.

Vous pouvez également consulter cette Déclaration des Droits de l’Homme dans son intégralité et de manière permanente sur la colone droite de notre site.

Adoptée par l´Assemblée générale dans sa résolution 217 A (III) du 10 décembre 1948

Préambule
Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde.
Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l’homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l’humanité et que l’avènement d’un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l’homme.
Considérant qu’il est essentiel que les droits de l’homme soient protégés par un régime de droit pour que l’homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l’oppression.
Considérant qu’il est essentiel d’encourager le développement de relations amicales entre nations.
Considérant que dans la Charte les peuples des Nations Unies ont proclamé à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l’homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l’égalité des droits des hommes et des femmes, et qu’ils se sont déclarés résolus à favoriser le progrès social et à instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande.
Considérant que les Etats Membres se sont engagés à assurer, en coopération avec l’Organisation des Nations Unies, le respect universel et effectif des droits de l’homme et des libertés fondamentales.Considérant qu’une conception commune de ces droits et libertés est de la plus haute importance pour remplir pleinement cet engagement.
L’Assemblée Générale proclame la présente Déclaration Universelle des Droits de l’Homme comme l’idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations afin que tous les individus et tous les organes de la société, ayant cette Déclaration constamment à l’esprit, s’efforcent, par l’enseignement et l’éducation, de développer le respect de ces droits et libertés et d’en assurer, par des mesures progressives d’ordre national et international, la reconnaissance et l’application universelles et effectives, tant parmi les populations des Etats Membres eux-mêmes que parmi celles des territoires placés sous leur juridiction.
Article premier
Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.
Article 2
1.Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique ou de toute autre opinion, d’origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation.
2.De plus, il ne sera fait aucune distinction fondée sur le statut politique, juridique ou international du pays ou du territoire dont une personne est ressortissante, que ce pays ou territoire soit indépendant, sous tutelle, non autonome ou soumis à une limitation quelconque de souveraineté.
Article 3
Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.

Article 26
1. Toute personne a droit à l’éducation. L’éducation doit être gratuite, au moins en ce qui concerne l’enseignement élémentaire et fondamental. L’enseignement élémentaire est obligatoire. L’enseignement technique et professionnel doit être généralisé ; l’accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leur mérite.

2. L’éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Elle doit favoriser la compréhension, la tolérance et l’amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux ou religieux, ainsi que le développement des activités des Nations Unies pour le maintien de la paix.

3. Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d’éducation à donner à leurs enfants.

Comme vous le savez, dès octobre prochain il y aura au centre une deuxième filière de formation professionnelle: la spécialité agriculture.

Après avoir fait appel à un ami sourcier, et respecté la tradition malgache qui veut que l’on arrose le chantier avec du « toka gasy » (du rhum), nos deux artisans ce sont mis à la tache.
Aujourd’hui, après 3 jours de travail, il ont atteind environ 10m de profondeur.

Alors, très bientôt vous aurez un belle photo d’un puits tout neuf!!!!

La semaine dernière, nous avons eu la chance d’accueillir au sein du centre plusieurs races d’animaux contemporains et d’antans.
Alors, que s’est-il passé…..
Une visite du museum d’histoire naturelle ?…nenni
Un film fantastique que nous avons diffusé aux enfants ?…non plus
Ou encore, le zoo de Tana a-t-il donné des invitations gratuites aux jeunes du centre ???…cela aurait été trop beau.

Rien de tout cela ne s’est passé.
En fait, nous avons organisé un grand jeu où différentes équipes -représentées par des animaux sur le plateau de jeux- s’affrontaient pour devenir la grande et officiel protection rapprochée du Roi.
Les animaux en question étaient les mêmes que ceux d’un article précédent « Des nouveaux arrivants bien étrange ». Autant dire que l’angouement pour obtenir la première place etait proportionnel à la joie d’appartenir à l’équipe des « steakausores », ou à celle des « tigres »…

Ainsi, nos 7 équipes ont dû se mesurer à plusieurs épreuves:
– épreuve de force: tir à la corde, fort boyard et cie
– épreuve de l’intelligence: kim vu, quizz, énigmes…
– épreuve de rapidité: relais, jeux d’eau, course brouette etc…
– épreuve artistique: mimes, sketch ou dessinez c’est gagné.

Comme dans tous jeux, il y eût les gagnants et… ceux qui ne le sont pas ! Cependant, grâce à la distribution des prix (posters et bonbons), le jeu c’est fini dans l’euphorie total!

La joie des enfants remise à sa juste place, à fait notre joie !
Quant à nous ; cela nous fit du bien, parmis toutes nos réunions, de pouvoir faire un peu d’animations….. 😉

MERCI à vous tous, bienfaiteurs, amis de France et d’ailleurs car jamais nous n’aurions pu organiser ce camp sans vous.
Au nom des jeunes, de l’entraineur de foot, des animateurs et de nous, les responsables du projet… MERCI ! Car, à Madagascar, faire un camp, aller à 10h de route de chez soi, se baigner, participer à un tournoi nationale, vivre en groupe…. c’est rare et exceptionnel !
Et, pour ces jeunes, parfois retenus au centre depuis plusieurs mois, pour ces jeunes qui sont issus de milieux extrêmement pauvre et qui n’ont jamais vraiment eu de chance; ce fut un merveilleux cadeau que ces 10 jours!
Alors, soyez assuré de notre gratitude!
De là vous vivez, chers bienfaiteurs, prenez conscience que votre aide permet concrètement l’amélioration des conditions de vies de tous ces jeunes! Et, à ce jour notre prochain objectif reste:
la mise en place d’une filière agriculture. La mal-nutrition demeure et certains jeunes ne sont pas encore scolarisés. C’est pourquoi la mise en place de cette filière agri est plus que nécessaire…
Mais cela est un autre chapitre…

Les jeunes ont vraiment apprécié ce camp. Un des évènements les plus marquants pour eux fut, sans nulle doute, la mer!

Pour la première balade, nous sommes partis, David et moi, avec 4 jeunes. C’étaient ceux qui n’avaient pas un assez bon niveau au foot pour jouer. En fait, seuls 8 jeunes sont assez bon au foot pour participer au tournoi. Mais, afin d’offrir à tous les petits de – 13 ans la chance de faire un camp, nous avions décidé, d’un commun accord avec le Maitre de foot et la Direction, de prendre tout le monde.
Du coup, avec ceux qui ne jouaient pas beaucoup au foot, nous avons aménagé le programme. Ainsi, dès le deuxième jour, nous sommes partis vers la mer. Bien sûr, mais le souci: de quel côté est la mer….
Nous avons bien marché 0h40 mn sous un soleil ardent avant de nous rendre compte que nous allions dans la mauvaise direction. Les 4 garçons étaient crevés et surtout pas habitué à marcher autant. (En même temps, cela est compréhensible puisque leur seul horizon depuis quelques mois c’est les murs du centre…). Mais, nous avons persévéré et cela en a valu la peine!! Car, au bout d’une longue marche, nous sommes arrivés sur une grande avenue au bout de laquelle il y a avait la mer.

Les yeux ont pétillé d’étonnement, les bouches se sont ouvertes de surprise, la marche fut plus rapide et pour finir nous avons tous courut sur le sable. Arrivé au bord de mer, en 10 secondes, ils étaient tous à poil et ..dans l’eau!!!! Nous avons été impressionnés par leur confiance!! Bon, certes, il n y avait que quelques vaguelettes (mais eux avaient l’impression d’être dans des vagues de 4m!) et ils ne sont vraiment pas allés loin.

Nous sommes allés à notre tour dans l’eau et nous les avons pris un après un pour aller plus loin. Car seul un jeune savaient nager… Ah oui, petite anecdote: devinez où ce jeune avait appris à nager? Et bien, dans les ruisseaux crados de la basse ville de Tana….. hum hum.
Au retour, vu qu’il était déjà bien tard et que nous étions tous crevés, nous avons pris le pousse-pousse bicyclette.
En fait, c’est peut-être un éthique de blanc qui ne connait pas la misère, mais David et moi avons toujours refuser de prendre un pousse pousse. Cela nous a toujours choqué de se faire tirer par…un homme. Mais, à Tamatave, il y a une grosse différence: ce sont des pousse-pousse bicyclette…. Ce fut une chouette expérience pour nos garçons!!!
Je ne vous dis pas leur fierté lorsque nous sommes retournés sur le lieu du camp. Du mal-être de ne pas être bon au foot, ils sont passés pour des aventuriers et des privilégiés qui avaient affrontés la mer!!!

La deuxième balade fut plus fatigante car ce fut avec 30 jeunes. Certes, d’autres adultes nous ont accompagnés mais ces derniers n’étaient pas à l’aise dans l’eau. Donc, après une longue marche toujours aussi fatigante , tous les jeunes ont une fois de plus couru jusqu’à la mer… Les adultes n’étaient pas très à l’aise et nous avons donc fait les maitres-nageurs. David, un animateur et moi dans l’eau en formant un « rectangle de baignade » (ah ah!! vive le BAFA) et les autres sur le sable!
Bon les deux choses un peu compliqué:

  • Il y a des requins dans la baie de Tamatave (merci le guide du routard). Du coup, j’étais un peu parano et je me retournais toute les 20 secondes histoire de voir si il y avait pas un aileron qui dépassait de l’eau!!
  • Les gens du coin ont du croire que nous étions VRAIMENT des secouristes. Car, très vitre, une multitude de mômes ont envahi NOTRE « rectangle de baignade ». Et, lorsqu’on félicitais un des nôtres car il savait plus ou moins nager; d’autres mômes venaient nous dire « eh! Regardes, schai nager! »

Enfin, la troisième balade fut le dernier jour! La journée de fête:
marche à pied, baignade, jeux sur la plage, repas, jeux, baignade et pousse-pousse bicyclette.

Bon là encore, je ne peux m’empêcher de vous conter deux/trois trucs:

  • A savoir: si vous faites des jeux sur une plage de Madagascar, vous risquez de vous retrouver avec tout les gens autour qui vont venir regarder ce que vous faites voir même y participer!! En gros, moi, petit animatrice, j’ai voulu faire des relais, des concours de lutte ou encore des concours de château de sable. Mais très vite, il y a eu une bonne centaine de malgaches qui sont venus « voir »! Remarquez, ceci est une bonne expérience pour dépasser sa timidité…quoique, c’est quitte ou double ;)!
  • Enfin, ce n’est pas facile de trouver assez de pousse-pousse en même temps et au même pris pour… 40 jeunes!!!

Enfin, bref,ce fut un très beau camp que ces 10 jours à Tamatave!
Les rires des jeunes résonnent encore dans nos têtes et les photos sont en bonne position dans notre bureau/salle de jeux! (des fois nous avons un bureau officielle, des fois celui-ci se transforme en salle de jeux..)

Tout juste revenu du camp tournoi de foot, nous ne pouvons qu’être réjouis de ces 10 jours passés avec 12 jeunes du centre.

Avant tout, nous voudrions remercier les juges de chacun des jeunes qui nous ont autorisés à faire ce camp.
Nous sommes donc partis entre le 14 août et le 24 août. 12 jeunes ont participé à ce camp:

  • 11 jeunes de 10 à 13 ans dont: 6 « cas social » et 5 « cas pénal »
  • 1 jeune de 14 ans (cas pénal).

Lors de ce camp, nos jeunes ont été mélangés avec d’autres. (Car comme nous vous l’avons expliqué, AS Railovy est né d’une fusion entre un ancien club de foot et les jeunes du centre).
Au total, il y avait donc 45 personnes (adultes compris) pour représenter AS Railovy lors d’un grand tournoi de foot organisé à Tamatave par « SOS Villages enfants » et qui a rassemblé 84 équipes venant de tout Mada.


Nous avions trois équipes:

  • Une équipe « U 13 » qui a joué dans le tournoi des clubs
  • Une équipe « U 13 » qui a joué dans le tournoi des écoles et centres d’accueils
  • Une équipe « U 15 ».

Les jeunes ont été mélangés dans les 3 équipes.

Ce camp fut réellement propice à la sociabilisation et à la réinsertion des jeunes. Certes, tout ne fut pas simple. Les jeunes du centre font parfois du « foot de rue » alors que les autres jeunes ont une meilleure connaissance des techniques footballistiques.
Par ailleurs, les autres jeunes étaient plus grands et plus forts. (L’occasion pour nous de nous apercevoir que les jeunes venant du centre sont en dessous de la taille normale.)
Mais, ils ont joué et même si ils n’ont pas gagné, ils se sont bien positionnés:

  • équipe U13 clubs: qualifier pour la finale (ils ont perdu au tir au but.)
  • équipe U 13 centres/écoles: 4e place. Ils ont obtenu la coupe des meilleurs participants
  • équipe U15: qualifier en demi-finale.

De toute manière, pour nous l’important n’était pas réellement le foot. Le but de ce camp, le défi était de sortir 12 jeunes du centres et surtout de les mélanger à un groupe.
Ce fut chose réussie.
Bien sûr, au début il a fallu dialoguer. Car, ce mélange entre un centre reconnu comme accueillant des « zaza maditra «  (jeune malsain, méchant, désobéissant) et des jeunes issus de milieux plus classique ne va pas de soi.

Les jeunes du centre; de par leurs souffrances et leur manque d’amour/éducation, sont ultra-sensible et ont tendance à répondre (sur des modes d’expressions allant de la colère au pleurs) à la moindre chose. Les autres jeunes (voire les adultes) ont tendance, trop vite, à leur rappeler qu’après tout ils ont commis des bêtises et que ce ne sont que des enfants « à problèmes ». Alors, entre acceptation de la frustration pour les uns et indulgence/non-jugement pour les autres; il a fallu naviguer…
La pratique des « mots du soir » (petit temps de parole que faisait chaque soir Don Bosco à ses jeunes) nous fut très utiles. Cela fut l’occasion d’expliquer qui sont les jeunes du centre de rééducation Mandrosoa-Anjanamasina. Beaucoup furent surpris d’apprendre que certains enfants n’ont rien commis mais qu’ils sont là car ils n’ont nul part où aller (enfants des rues), que bons nombres de ces jeunes sont des orphelins et que quand ils ont commis un délit c’est le plus souvent un simple petit vol.
Bref, belle leçon d’éducation.
Au fur et à mesure des jours, les jeunes se sont mélangés… Les jeux de cartes, promenades à la mer et veillées y ont contribués.

Comme vous le savez, nous venons tout juste de créer un club de foot au sein du centre de rééducation. C’est quelque chose d’important pour tout le monde, jeunes et personnel pénitencier.
Car, il est vrai que c’est la première fois à Madagascar qu’un club de foot est crée au sein d’un établissement pénitencier!!
 A l’origine, un entraineur de foot bénévole qui possède sa propre équipe (FC Viva) et qui se propose d’entrainer les jeunes du centre de rééducation.
Au fur et à mesure des mois, nait l’idée de créer un club officiel. Puis, peu à peu, l’idée de mélanger les jeunes entre eux. Nous ne voulions pas qu’il y ait, pour reprendre les termes des jeunes eux-mêmes, « le club de la prison » et le « club du Maitre »
Nous avons donc décider, en accord avec l’entraineur, les parents de FC Viva et le personnel du centre; de fusionner:
FC Viva + Jeunes du centre =  AS RAILOVY

AS Railovy est donc une des actions de « Grandir Dignement »!

Le Railovy est considéré comme « l’oiseau roi » de Madagascar. C’est un oiseau (donc libre) qui malgré sa petitesse représente la force.

Petite anecdote:
Lors de la réunion pour choisir le nom de club, nous n’avons pas tout de suite compris pourquoi nos collègues insistaient sur le terme «AS ». Car, à vrai dire,  David et moi pensions à FC (Football Club)…

La réponse que nous avons eu: « AS (association sportive) c’est mieux. Comme cela, on pourra aussi crée après un club de basket, de rugby etc… Alors que si on met « FC » (football club), cela veut dire que ce ne sera que du foot. »
Ah!! Ok…. Comme quoi, ce projet nous devance bien des fois!!!

Cela fait plusieurs semaines que nous n’avons publié d’articles.

Mais cela ne saurait tarder!

Le mois d’août a défilé devant nos yeux riches en émotions et en évènements!! Reconnaissance officielle du club de foot, acheminement des dons humanitaires, Spectacles de clowns, nouveaux jeux et surtout….le camp « tournoi de foot  » de 10 jours avec les jeunes de – 13 ans du centre!

Bref, beaucoup de choses à vous raconter et à vous montrer en images! Nous sommes rentrés du camp hier soir-même. Ainsi, vous aurez très prochainement photos et anecdotes diffusés sur le blog!