Pour l’association Grandir Dignement, comme pour l’ensemble de l’humanité, l’année 2020 est marquée par la pandémie du Covid-19.

Aucun des pays d’intervention de l’association n’est épargné par la propagation du virus. Quelques semaines après la France, Madagascar et le Niger ont annoncé courant mars les premiers cas sur leur territoire.

Face à cette crise sanitaire, Grandir Dignement poursuit ses actions en comptant sur l’esprit de solidarité de ses équipes et des jeunes accompagnés dans les 3 pays. Nous observons que les jeunes ont à cœur de se mobiliser pour aider autour d’eux et jouer un rôle positif dans leur société. Cette solidarité s’inscrit dans un cadre de prudence sanitaire visant à préserver la santé des travailleurs et des jeunes.

Sur le versant international…

À Madagascar et au Niger, de nombreuses activités de sensibilisation à l’hygiène ont été organisées dès début mars afin de préparer les jeunes à l’imminence de la crise sanitaire. Ces actions ont été conclues par la distribution de savons et de lotions hydroalcooliques.

À la mi-mars, avec l’arrivée des premiers cas officiellement déclarés de covid-19 dans les deux pays, un dispositif de « veille carcérale » a été mis en place. Le dispositif consiste en la venue, deux fois par semaine, de 2 travailleurs sociaux de l’association pour assurer une intervention a minima auprès des jeunes détenus.  

En ce qui concerne les mineurs accompagnés en mesure judiciaire alternative à la détention, les activités ont également été impactées. Pour dépasser les problèmes de mobilité, les équipe ont fait preuve de créativité et de pragmatisme en se réorganisant et en maintenant des liens en présentiel et/ou téléphoniques avec les mineurs concernés.

En France…

À la suite des mesures de confinement adoptées par le gouvernement, les actions ont été majoritairement suspendues. Pour les jeunes en détention, c’est une situation « d’isolement dans l’isolement ». Afin de remédier à cette situation psychologique difficile, des activités adaptées aux contraintes actuelles ont été initiées pour l’ensemble des jeunes que nous accompagnons, en détention et dans le cadre du service civique adapté. Ces activités visent à maintenir du lien et atténuer la sensation d’isolement.

Trois projets d’écriture sont actuellement proposés par Grandir Dignement :

  • Atelier d’écriture introspective : rédaction sur le thème « Comment je vis et ressens mon confinement ? ». L’association propose ainsi aux jeunes de décrire leur quotidien et leurs émotions durant cette période particulière.
  • Atelier solidaire : écriture de textes et chansons de soutien pour ceux qui sont les plus exposés durant cette crise : le personnel des EHPAD et les professionnels de la santé.
  • Atelier épistolaire : correspondance entre les jeunes des 3 pays d’intervention pour partager leur quotidien et s’enquérir de nouvelles au-delà des frontières.

À Nancy, suite à la suspension des activités en milieu carcéral, certains jeunes en service civique adapté, accompagnés de stagiaires et de bénévoles, ont décidé de se mobiliser plusieurs fois par semaine en proposant des ateliers ludiques dans des Maisons d’Enfants à Caractère Social (MECS) et dans des Foyers de l’enfance.

Pour conclure…

En France, à Madagascar et au Niger, en cherchant à s’adapter aux évolutions de la crise, Grandir Dignement fait front avec ses équipes déterminées, responsables et solidaires.

Aussi difficile et dramatique soit cette crise, nous pensons que de belles initiatives peuvent apparaître, et l’esprit de solidarité en ressortir consolidé. Comme toujours, la protection des enfants et le respect de leur dignité humaine sont les objectifs de l’association.

Grandir Dignement témoigne sa profonde reconnaissance à toutes celles et ceux qui s’exposent au risque au quotidien en s’activant pour préserver le bien-être et la santé des populations.