Le PEMO, qu’est ce que c’est ? 

Il s’agit d’une mesure alternative à la détention préventive appelée Placement Éducatif en Milieu Ouvert (PEMO), développée au Niger conjointement par Grandir Dignement, le Ministère de la Justice et celui en charge de la protection de l’enfance, et financée grâce au soutien de l’Agence Française de Développement (AFD).

Lorsqu’un mineur, âgé de 13 à 18 ans, est suspecté d’avoir commis un délit, le Juge peut décider de le laisser retourner dans sa famille en lui imposant des interdictions et obligations. Pendant six mois, un travailleur social va se rendre chaque semaine au domicile du mineur. Il va l’encadrer afin qu’il définisse un projet de vie et l’accompagner pendant sa mise en œuvre, grâce au soutien notamment financier de Grandir Dignement.

Quelques exemples d’accompagnement PEMO …

Ibrahim a été mis sous PEMO en 2018 parce qu’il a participé au vol de câbles électriques. Pendant sa mesure, il a bénéficié d’un appui financier de la part de Grandir Dignement pour mettre en place un petit commerce (une Activité Génératrice de Revenus, AGR). Mais la saison des pluies à entrainé la perte de sa table et ainsi, la fin de son activité. En 2019, nous lui avons proposé de l’accompagner à nouveau quelques temps, de façon non-judiciaire, afin de lui permettre de reprendre son commerce et éventuellement, de s’autonomiser dans sa gestion. 

Yacine, qui pose sur la photo avec sa mère, a été mis sous PEMO alors qu’il était apprenti en formation menuiserie dans un centre très éloigné de son domicile. Il a commis un petit larcin alors qu’il travaillait le soir pour payer ses frais de déplacement jusqu’au centre de formation. Grandir Dignement a appuyé l’achat d’un vélo pour que Yacine soit indépendant et puisse se rendre à sa formation chaque jour. Il a terminé l’année scolaire de façon très assidue et nous espérons qu’il en soit de même pour la rentrée prochaine.

Aux côtés de sa mère, sa petite sœur et la travailleuse sociale qui l’accompagne, Adamou est un peu timide. Il vient de prendre le temps de nous montrer les cahiers sur lesquels il travaille pour apprendre le coran et de nous expliquer la méthode. Alors qu’il n’allait plus à l’école depuis plusieurs mois, Adamou s’est inscrit à l’école coranique à laquelle il participe assidument plusieurs jours par semaine. Par la suite, il envisage de reprendre une scolarité classique pour devenir « porteur de tenue », c’est à dire entrer dans la police ou l’armée.

C’est dans un des marchés de Niamey, aux côtés de sa grand-mère commerçante que Alassane a souhaité installer son petit commerce. Grâce au soutien de cette dernière et à l’appui de l’ONG, le jeune a pu vendre à la fois de l’eau fraiche et des snacks. Il s’est beaucoup investi, et son commerce a bien fonctionné, surtout pendant les longs mois de saison chaude où toute eau est la bienvenue. Il souhaite utiliser l’argent récolté pour financer une réinscription au collège cette année

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