
Pendant leur détention, nos équipes sont aux côtés des jeunes. Mais à la sortie, beaucoup se retrouvent seuls, sans ressources, face à un monde qu’ils ont quitté. C’est pour eux que Grandir Dignement a créé en 2017 le Service d’insertion en milieu ouvert (SIMO).
Un travailleur social aide chaque jeune à construire son projet : reprendre l’école, suivre une formation professionnelle ou lancer une petite activité. Visites d’entreprises, ateliers métiers, sport, art et culture complètent le parcours, et des ateliers mensuels réunissent les jeunes et leurs familles.
En 2025, 76 jeunes ont été accompagnés à Antananarivo, Mahajanga, Antsiranana et Antalaha.
Le SIMO compte aussi pour les juges des enfants. Ils savent qu’un jeune libéré plus tôt ne sera pas livré à lui-même : ça peut les encourager à écourter une mesure. À Mahajanga, le service est géré avec l’association locale Arina, qui en prendra peu à peu la responsabilité.
« Au SIMO, j’ai peu à peu changé ma manière de vivre et commencé une vraie réinsertion. J’ai pu développer ma passion pour la musique, ce qui m’encourage à avancer vers mon rêve de devenir chanteur. »
Toky, 17 ans, accompagné par le SIMO (le prénom a été modifié)
Le SIMO tient aujourd’hui sur un fil.
Son principal financement, européen, s’est arrêté au printemps 2026. Pour continuer en 2027, il nous manque 20 000 €. Avec 10 € par mois, un jeune garde sa place à l’école toute l’année.


