Mise à jour du 30 octobre
La proposition de loi n’a pas pu être votée jeudi soir. Les débats se sont prolongés jusqu’à minuit, heure à laquelle la séance s’arrête : le texte est tombé sans vote final.
C’est une déception. Le texte prévoyait un droit opposable à l’accompagnement jusqu’à 25 ans et un fonds pour aider les départements à le financer.
Une avancée a tout de même eu lieu cette semaine : mardi, lors de l’examen du budget, les député·es ont adopté un amendement de 800 millions d’euros en faveur des jeunes majeurs protégés. On suivra ce qu’il devient dans la suite des débats budgétaires.
Pour les jeunes que nous accompagnons, rien ne change : les besoins restent les mêmes. Avec Cause Majeur !, nous continuerons à défendre leur droit d’être accompagnés jusqu’à 25 ans.
Notre article du 28 octobre
Jeudi 29 octobre, les député·es examinent en séance publique la proposition de loi « Pour protéger durablement les jeunes majeurs ». Grandir Dignement, membre du collectif Cause Majeur !, soutient ce texte.
Portée par la députée Marianne Maximi et déjà adoptée en commission, la proposition de loi garantirait un accompagnement jusqu’à 25 ans aux jeunes majeurs suivis par l’ASE ou la PJJ. Le texte rend cet accompagnement opposable, quel que soit le parcours du jeune, et prévoit de donner aux départements les moyens de le financer.
La loi Taquet de 2022 devait déjà mettre fin aux « sorties sèches » en rendant obligatoire l’accompagnement des 18-21 ans privés de soutien familial. Sur le terrain, cette obligation reste appliquée de façon inégale selon les départements. Et 21 ans, c’est tôt : en France, les jeunes quittent en moyenne le domicile de leurs parents vers 25 ans.
Ce qu’on voit dans nos antennes
À Strasbourg, Nancy, Reims et Metz, Grandir Dignement accompagne plus de 150 jeunes par an. Ce qu’on constate est simple : à 18 ans, rien n’est réglé. Trouver un logement, finir une formation, régulariser ses papiers, tout ça prend du temps, surtout quand on n’a pas de famille pour prendre le relais. Couper l’accompagnement à une date d’anniversaire, c’est laisser beaucoup de ces jeunes seuls au moment où ils en ont le plus besoin.
Les chiffres rappelés par Cause Majeur ! vont dans le même sens. Un jeune majeur sur deux n’est ni en emploi, ni en études, ni en formation. Un quart des personnes sans domicile seraient passées par l’Aide sociale à l’enfance.
Notre position
Avec les autres membres de Cause Majeur !, nous appelons les député·es à adopter ce texte. Ce serait une vraie avancée pour les jeunes accompagnés par la protection de l’enfance, et la reconnaissance qu’à 18 ans, le besoin d’être soutenu ne s’arrête pas.







































