Scotch et cartons

Afin de prendre du recul et aussi d’effectuer une formation avec notre organisme d’envoi (la DCC), nous sommes rentrés en France durant l’été dernier!! Ce fut l’occasion de présenter le projet et de recueillir les dons matériels et financiers que nous ont offert généreusement les paroisses de la Moselle (57). Nous en profitons d’ailleurs pour renouveler nos remerciements envers ces personnes qui se sont montrées très généreuses et très à l’écoute de ce que nous vivons…
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Un projet d’envergure

Que vous connaissiez déjà bien le projet dont nous sommes responsables ou que vous le découvriez, nous vous remercions de votre intérêt et nous espérons que ce blog puisse vous permettre de mieux comprendre ce que nous faisons ici, à Madagascar, auprès des jeunes en difficultés.

Nous sommes un couple d’éducateur français. Après quelques expériences en France, nous avons décidé de vivre une expérience internationale et de partir en coopération. C’est ainsi que le 28 août 2008, nous sommes partis à Madagascar auprès des Salésiens de Don Bosco afin d’intervenir auprès de jeunes filles et garçons en grandes difficultés ainsi qu’auprès des adultes responsables de ces foyers pour leurs dispenser quelques formations (pédagogie, psychologie etc..). Les Salésiens de Don Bosco sont des religieux qui se consacrent à l’éducation des jeunes et surtout ceux en grandes difficultés. Pour nous ce fut l’occasion d’une première expérience de vie et de travail dans le milieu du développement durable. Nous avons appris à côtoyer une culture qui se révèle très différente de la notre, appris aussi à adapter notre posture professionnelle dans un pays où, même si un jeune reste un jeune, les problèmes sont parfois différents de ceux de la jeunesse française…

Cette première année fut pour nous, bien que parfois difficile, une merveilleuse expérience qui nous a poussé à continuer notre engagement à Madagascar.

Or, a la fin de cette première année, en juin 2008, les salésiens de Don Bosco nous ont fait visiter un centre de l’Etat. Ce centre accueille plus de 80 jeunes qui vivent dans des conditions extrêmes. Ces jeunes, souvent condamnés pour des peines plus ou moins longues, en attente de procès ou simplement abandonnés sont surveillés par des gardiens pénitenciers et n’ont que peu de prise en charge éducative. En les côtoyant, les Salésiens nous ont proposés de poursuivre notre travail à Madagascar afin de créer un projet; instaurer une présence éducative respectueuse des Droits de l’Enfant pour les jeunes de ce centre. C’est pourquoi, nous sommes restés Madagascar en tant que responsables de ce nouveau projet.

Afin d’être formé au poste de « responsable de projet » et afin de permettre la pérennité du projet, nous effectuons notre coopération avec la DCC (Délégation Catholique pour la Coopération). La DCC crée en 1976 à l’initiative de la Conférence des Évêques de France envoie chaque année plus de 300 volontaires pour intervenir en lien avec les églises et associations locales auprès des populations les plus démunis. Nous sommes ainsi revenus en France deux mois l’été dernier afin de nous former, de nous « poser » et de prendre un peu de recul sur notre action. Ce temps fut aussi l’occasion de présenter le projet et ainsi de mettre en place d’ores et déjà quelques collaborations.

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Le triste constat

«Voir un grand nombre de garçons tous en bonne santé, l’air robuste, l’air intelligent; les voir là, inoccupés, dévorés par la vermine, privés du pain spirituel et matériel me fit horreur».

Il visita plusieurs fois ces jeunes. Il parvient à connaître leur malheureuse histoire, leurs déchéance, la rage, qui petit à petit, les rendait féroces. Le délit le plus fréquent était le vol : à cause de la faim, du désir de quelque chose de plus que la nourriture insuffisante et aussi par rancune envers les riches qui exploitaient leur travail et les laissaient dans la misère. Ces jeunes étaient enfermés dans des cellules collectives où les pires d’entre eux devenaient les maîtres absolus.

Don Bosco fit ce constat en 1840 en visitant une prison à Turin. L’objectif d’un projet au sein du centre Anjanamasina est justement d’éviter que les jeunes ne soient comme ceux qu’a décrit Don Bosco. Accompagner le centre Mandrosoa afin qu’il soit un réel lieu d’éducation et de sociabilisation. Permettre a chaque jeune, quelque soit ses difficultés, de grandir dans une ambiance chaleureuse qui lui permettre de continuer son chemin.

C’est en collaboration avec les Salésiens de Don Bosco et la Directrice du centre que ce projet est né.