Grandir Dignement mène ses actions en France et à l’international. Que ce soit par notre présence au sein des établissements pénitentiaires, dans la mise en œuvre des mesures alternatives à l’incarcération ou par l’appui ministériel, l’association met en œuvre tout son savoir et toutes ses compétences pour faire respecter au mieux les droits des enfants en conflit avec la loi.

Les actions sont rigoureusement menées aux côtés des Ministères de la Justice, des Administrations Pénitentiaires et de nos différents partenaires institutionnels et associatifs. Grandir Dignement s’entoure également d’éducateurs spécialisés, d’assistant(e)s social(e)s, d’intervenants pédagogiques pour améliorer les conditions de vies des enfants en détention et à promouvoir leurs droits.

Lieux d’interventions

Madagascar en bref // La capitale est Antananarivo La monnaie est l’Ariary 587 040 km2 de superficie totale 23 812 681 habitants L’IDH est de 0,498

Madagascar

Grandir Dignement souhaite pérenniser ses projets dans les régions dAntananarivo et de Diana (Diego-Suarez), notamment à travers la mobilisation et l’accompagnement de l’administration pénitentiaire et de ses partenaires issus de la société civile.

L’association a également la volonté de poursuivre sa collaboration avec le Ministère de la Justice en généralisant la mise en place de réformes législatives respectueuses des droits de l’enfant tout en favorisant une prise en charge mieux adaptée aux mineurs incarcérés.

La France en bref // La capitale est Paris La monnaie est l’Euro 643 801 km2 de superficie totale 66 030 000 habitants L’IDH est de 0,888

France

Grandir Dignement souhaite organiser des campagnes de sensibilisation autour du respect des droits de l’enfant en milieu carcéral auprès du public, notamment au sein d’établissements scolaires ou pénitentiaires.

L’association tient également à mener des actions concrètes relatives à la prévention de la délinquance juvénile en travaillant avec des jeunes en difficulté afin de favoriser leurs réinsertions sociales et professionnelles à travers l’organisation d’activités, de formations et de volontariat.

Le Niger en bref // La capitale est Niamey La monnaie est le Franc CFA 1 267 000 km2 de superficie totale 19 899 000 habitants L’IDH est de 0,304

Niger

En partenariat avec l’ONG PRisonniers Sans Frontières (PRSF), Grandir Dignement démarre un nouveau programme à partir de janvier 2016. Il est mis en oeuvre dans le cadre de l’Instrument Européen pour la Démocratie et les Droits de l’Homme de l’Union européenne.

International

Grandir Dignement projette d’intervenir dans d’autres régions du monde afin d’améliorer les conditions de vie d’enfants incarcérés dans d’autres pays.

Bénéficiant de plus en plus de visibilité et de soutien, l’association a pour objectif de mobiliser l’opinion publique et la communauté internationale à travers un large plaidoyer pour l’abolition des tortures et de la peine de mort visant les enfants en prisons.

La méthodologie Grandir Dignement

Grandir Dignement s’inscrit pleinement dans l’esprit de l’article 37 de la Convention Internationale relative aux Droits de l’Enfant.

Tout enfant privé de liberté doit être traité avec l’humanité et avec le respect dû à la dignité humaine, et d’une manière tenant compte des besoins des personnes de son âge

Nos actions sont motivées par la forte volonté que « Chaque enfant, quels que soient son passé et l’endroit où il vit, puisse grandir dignement». L’association intervient spécifiquement sur la thématique des personnes mineures en conflit avec la loi (Justice des mineurs). Cette délimitation stricte de notre action nous a permis au fil du temps de développer une connaissance pratique du secteur.

Toutes les actions s’effectuent en partenariat avec les Ministères de la Justice des pays d’intervention. L’objectif n’est pas d’imposer une stratégie mais d’appuyer l’état, de chercher ensemble l’orientation la plus pertinente en prenant en compte les contraintes socioéconomiques propres à la réalité de chaque État.

Notre approche auprès des jeunes en conflit avec la loi est quant à elle inspirée de la pédagogie de Jean Bosco :

« La pédagogie salésienne est une pédagogie de la réussite. Car c’est en permettant au jeune de mémoriser ses réussites antérieures qu’on lui donne les moyens d’affronter des difficultés supplémentaires. On ne soulignera jamais assez combien l’accoutumance à l’échec est génératrice de perte de confiance en soi-même. La confiance est le principe méthodologique de la pédagogie salésienne. En manifestant d’emblée sa confiance vis-à-vis de chaque jeune accueilli, l’éducateur lui permet de reprendre confiance en lui-même, condition indispensable pour être à son tour capable de faire confiance. L’instauration de cette relation de confiance n’est possible que si le jeune se sent accueilli, avec ses difficultés. « Sans affection pas de confiance, sans confiance pas d’éducation ». Tel est le mouvement de la pédagogie salésienne. Cette affection doit être, selon Jean Bosco, authentique, inconditionnelle (elle ne doit prêter à aucun chantage affectif qui ne pourrait que perturber gravement la relation éducative), exprimée (il faut que non seulement les jeunes soient aimés, mais qu’ils se sachent aimés) et chaste (nous entendons par ce vieux mot de chasteté une gestion de l’affectivité qui n’enferme pas le jeune dans le propre désir de l’éducateur, mais qui veille à rendre autonome l’affectivité du jeune).» Jean-Marie Petitclerc, Salésien de Don Bosco

La pédagogie salésienne inscrit la sanction – nécessairement respectueuse des droits de l’enfant – comme un réel outil éducatif : rappel des limites et responsabilisation du jeune.